Tréglonou est une petite commune du département du Finistère qui borde la rive gauche de l’Aber-Benoît. elle se trouve à 21km au nord de Brest.
Mise à jour le 03/08/2025.
■ Sommaire
■ Des informations sur Tréglonou
Département : Finistère
Arrondissement : Brest
Canton : Plabennec
Intercommunalité : CC du Pays des Abers
Pays historique : Le Léon
Pays traditionnel : Le Bas-Léon
Gentilé : Tréglonousiens, Tréglonousiennes.
Population : 691 hab. (2021)
Superficie : 5,85 km²
Densité : 114 hab./km²
■ Mairie de Tréglonou
Adresse : 18 Rue de la Mairie, 29870 Tréglonou
Position : 48.550562, -4.539442
Altitude : 35 m
Site internet : www.treglonou.fr
■ Communes limitrophes :
Lannilis – Plouvien – Coat-Méal – Plouguin
■ Quelques cartes :
■ Toponymie
Le nom de la localité de Tréglonou est attesté sous la forme de Treffgloeznou en 1465, de Tregoeznou en 1516, le Treffgloznou du XVIIe
L’origine de nom vient du breton treh, hameau, et de l’anthroponyme Clutnou, de clut, gloire, et de gnou, connu.
En breton, la commune se nomme Treglonoù.
■ Histoire de la commune de Tréglonou
Tréglonou est habité bien avant l’ère chrétienne, dès l’âge de bronze, et marqué par les civilisations de Hallstatt et de la Tene.
Au haut Moyen-Age, le village s’installe au fond de l’estuaire dans un lieu anciennement appelé Truc-Paul en souvenir du passage de saint Pol Aurélien. Démembré de la paroisse voisine de Plouguin, Tréglonou ne prend son autonomie qu’entre 1370 et 1467. Ses terres sont alors sous la dépendance de la vicomté de Coat-Méal.
Jusqu’à la révolution, une solide communauté paysanne, regroupée autour des quelques familles nobles de la région, occupe la paroisse. Une population de pêcheurs semi-nomades vivant jusqu’alors sur leurs bateaux s’y installe vers la fin du XIXe siècle.

■ Situation géographique
La position de la mairie de Tréglonou. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.
■ À découvrir sur la commune
L’église Saint-Pol-Aurélien
L’église date de 1850, elle remplace un ancien édifice devenu trop petit. Découvrez cette église …
■ Le patrimoine de Tréglonou
Le manoir de Trouzilit
Le manoir est édifié au XVIe siècle à l’embouchure de l’Aber-Benoît dont il surveille l’accès Il appartient à la famille de Tournemine de Trouzilit, présente en Bretagne depuis au moins le XXe siècle. Le manoir passe, au grès des unions successives, au mains de tous les grands seigneurs de la région, les Barbier de Kerjean, les Carné, et enfin les Kergorlay. Acquis en 1679 par Jean de Kergorlay, le manoir est remanié. Il garde, à l’arrière, sa tour ronde percée de meurtrières. Deux pavillons à combles aigus viennent épauler le bâtiment de chaque côté. Racheté en 1966, il s’est enrichi de lucarnes modernes. Une légende raconte que le manoir appartenait autrefois à un vieux gentilhomme dont le fils unique mourut à 20 ans. Sa plus jeune fille, la gracieuse Aude, le remplace auprès du roi en se faisant passer pour un soldat. Ayant réussi à vaincre un dragon et à déjouer les tours de la reine vénale, elle conquiert le cœur du roi, qui chasse sa première femme, et en fait son épouse.
Croix de mission
Date : 1935
Sculpteur : Donnart
Matériau : Granit
Adresse : Penn ar Pont
La croix est placée à l’entrée du pont et bénite le même jour, le 11 août 1935. Réalisée par un sculpteur de Landerneau, elle porte trois dates gravées qui rappellent les missions de 1935, 1945 et 1958.
Maison de pêcheur
À la fin du XIXe siècle, les pêcheurs, qui vivaient jusqu’alors dans leur bateaux sur l’Aber-Benoît, s’installent à terre, dans les quartiers avoisinant le port de Tréglonou. Ils bâtissent de petites maisons typiques en pierre du pays, dont l’architecture sommaire prévoit une seule pièce en bas et parfois une autre à l’étage, où mène un escalier étroit et abrupt. Ces logis, souvent accolés les uns aux autres, mais de hauteurs diverses, rappellent le dessin des rues des îles.
Le pont de Tréglonou
Le pont enjambe l’Aber-Benoît pour relier Tréglonou à Lannilis. Il est précédé jusqu’en 1851 par un gué, le Beg-an-Truc, puis par un pont de bois de plus de 50 mètres bâti dans le prolongement de digues de terre amorcées sur chaque rive. Un péage fonctionne jusqu’en 1873, année de rachat de la concession par le département. Le pont de bois s’avérant i,suffisant, ce dernier décide de la construction du nouveau pont : plus large, il compte quatre travées de 12,50 mètres.
Deux plaques de bronze sont apposées sur les parapets du pont : celle-ci montre les armoiries de Lannilis et de Tréglonou ; la seconde retrace l’histoire du pont. Les conseillers municipaux des deux communes étaient en désaccord. Ceux de Lannilis souhaitaient, plus qu’un pont, la réalisation d’une digue permettant de retenir un bras de mer et de créer une zone de marécages de 100 à 120 hectares. Ils n’obtiennent pas satisfaction, et le pont est inauguré le 25 août 1935.
Blockhaus
Cette casemate est réalisée par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale dans le cadre du plan de défense du littoral. Elle accueille une compagnie de douze hommes, chargée de surveiller le pont de Tréglonou. La nuit du 5 août 1944 a lieu l’attaque simultanée du blockhaus et du manoir de Kerbabu, situé à Lannilis, par la section de Résistance de Tréglonou. Elle se solde par un échec. Le 6 août 1944, le bourg de Tréglonou a failli être mis à sac par l’armée allemande en représailles.
Stèle commémorative
Ce monument honore la mémoire du cultivateur Joseph Mouden, membre très actif de la Résistance, arrêté en ces lieux le 31 mai 1944. Il est torturé au manoir de Trouzilit et déporté en Allemagne avec deux autres compagnons. Joseph Mouden meurt en janvier 1945, à l’âge de 46 ans, au camp de concentration de Neuengamme.
■ Le monument aux morts
■ Blason de la commune de Tréglonou
Description
Écartelé, au premier d’azur à la barque d’argent voguant sur une rivière d’azur accostée à dextre d’une falaise aussi d’argent surmonté d’une chapelle d’or au franc-canton d’hermine, qui est Tréglonou ancien, au deuxième contre-écartelé d’or et d’azur le tout sommé d’un chef bastillé de gueules, qui est cadet de Tournemine, au troisième de vair plain de gueules et d’or, qui est Kergolay, au quatrième d’argent au gouvernail de sable accosté de trois croisettes du même, qui est Kerouarz; sur le tout d’or au lion morné de sable, qui est seigneur de Léon.
Détails
Adopté le 25 août 1935, le blason ajoute à celui de 1674 les armes des principaux seigneurs du lieu.
Source : wikipedia.org