Lannilis est une commune du département du Finistère. Située à 23km au nord de Brest, elle est insérée entre l’Aber-Benoît et l’Aber-Wrac’h.
Mise à jour le 14/05/2026.
■ Sommaire
■ Des informations sur Lannilis
Département : Finistère
Arrondissement : Brest
Canton : Plabennec
Intercommunalité : CC du Pays des Abers
Pays historique : Le Léon
Pays traditionnel : Le Bas-Léon
Gentilé : Lannilisiens, Lanilisiennes
Population : 5 708 hab. (2021)
Superficie : 23,52 km²
Densité : 243 hab./km²
■ La mairie de Lannilis
Adresse : 19, rue de la mairie – 29870 Lannilis
Position : 48.569787, -4.519449
Altitude : 48 m
Site internet : www.lannilis.bzh
■ Communes limitrophes :
Plouguerneau – Kernilis – Plouvien – Tréglonou – Plouguin – Saint-Pabu – Landéda
■ Quelques cartes :
■ Toponymie
La nom de la localité de Lannilis est attesté en 1330 sous la forme Lanna Ecclesiae. Le nom de Lannilis vient de l’ancien breton lann, ermitage et de iliz, église. Lannilis voudrait donc dire le « lieu consacré » ou l’« ermitage de l’église », sous-entendu près de ou lié à l’église.
En breton, la commune se nome Lanniliz.
■ Histoire de la commune de Lannilis
Fréquenté depuis le Paléolithique, le territoire l’a été aussi à l’âge du bronze, comme en atteste près d’une dizaine de tumulus. Cette occupation s’est densifiée à l’âge du fer et à l’époque romaine.
L’arrivée des bretons s’accompagne de la fondation d’une grande paroisse baptisée Ploudiner, du breton plou, paroisse, et du nom d’un saint breton obscur. Lannilis en étant le chef-lieu.
Au début du XIVe siècle, Ploudiner éclate en trois entités : Lannilis, Landéda et Brouénnou – cette dernière ayant depuis disparu. Dès 1330, Lannilis possède son propre recteur, Me Even Bohic, membre d’une riche famille de juristes. À la fin du XIVe siècle, le nom de Lannilis supplante celui de Ploudiner.
Les deux grandes familles léonardes du Châtel et de Kermarvan – ou Carman – se partagent dès lors les juridictions de la paroisse, tandis que les seigneurs de Kerouartz et de Bellinant régentent la vie locale.
La fin du XVIIIe siècle voit l’ascension d’une nouvelle famille, celle des Kerdrel. Au XIXe siècle, la commune vit l’apogée d’un artisanat développé de longue date par des potiers de la Poterie et les tisserands de Kerveur.
Paroisse rurale, elle attire surtout par ses foires du mercredi, dont l’animation est réputée dans toute la région.

■ Situation géographique
La position de la mairie de Lannilis. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.
■ Le patrimoine de Lannilis
L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L’église fut précédée de deux autres édifices. Le plus ancien, mentionné en 1516, est fermé au public en 1767 à cause de sont état de délabrement. Le deuxième est consacré en 1775 mais, devenu trop exigu, est rebâti à la fin du XIXe siècle. Seul le clocher, de 1774, a été conservé. Il est l’œuvre du maître maçon François Cornou de Saint-Renan, d’après les plans de l’abbé Hardy. La nouvelle église est de style roman. Elle possède une nef et un transept élevés, et un déambulatoire ouvert sur trois chapelles rayonnantes. Les chapiteaux des piliers sont sculptés de motifs variés. Un nouveau maître-autel orné de bas-reliefs sur plaques d’ardoise est consacré le 5 février 1956.
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La stèle funéraire de Bemprat
Dates : IIIe-Ier siècle av.J.-C
Matériau : Granit
Dimension : Hauteur 2,50 m.
Adresse : Lieu-dit Bemprat
Cette stèle funéraire est mise au jour le 17 mars 1962 par un cultivateur de la région. Quatre urnes cinéraires complètes ont été extraites, qui, ajoutées aux deux autres détruites lors de la découverte de la stèle, formaient un petit cimetière gaulois remontant à l’époque de La Trène. Un vase à trois anses en argile a également été retrouvé.
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Les vestiges de la chapelle et fontaine de Trobérou
Dans cet enclos se trouvait la chapelle la plus fréquentée et la plus vénérée de toutes les chapelles de Lannilis. Elle datait vraisemblablement du XVe siècle. En 1651 le seigneur de Kerbabu, Ollivier de Bellingant l’agrandit et obtint de l’évêque l’autorisation d’y enterrer des membres de sa famille, un des privilèges octroyé habituellement à l’église paroissiale. En 1654, il disputait même à celle-ci sa primauté légitime en fondant à Trobérou une grand-messe. D’ailleurs de 1767 à 1776, l’église paroissiale menaçant ruines, la chapelle de Trobérou, bien que beaucoup trop petite, fera office d’église paroissiale. Mais au début de la Révolution elle tombe en ruines. Ses pierres serviront à la rénovation de la chapelle voisine de Saint-Sébastien en 1819. La statue gothique en kersanton de Notre-Dame de Trobérou est conservée à l’église de Lannilis. Dans l’enclos reste une imposante fontaine gothique du XVIe siècle dont l’eau passait pour miraculeuse, et une vieille table d’autel.
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La chapelle Saint-Sébastien
L’épidémie de peste de 1640 est la cause directe de la construction de la chapelle. La peste a alors déjà ravagée la basse Bretagne à diverses reprises, notamment en 1598, 1625 et 1626. Le seigneur de Kerbabu, Ollivier de Bellingant, et son épouse, Suzanne de Kernéac’h, lèguent alors un terrain à l’écart de la commune, afin d’enterrer les cadavres, qui infectent la population. La chapelle est dédiée à saint Sébastien, particulièrement invoqué en temps de peste. Sa construction débute le 8 février 1641 et rassemble la bonne volonté de tous les paroissiens. La façade de style renaissance est achevée en 1643, le sanctuaire béni le 17 avril 1644. Elle est par la suite restaurée en 1785 et 1819.
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La chapelle Saint-Yves du Bergot
Comme tant de chapelles plantées dans la campagne bretonne, ce n’est pas faire injure à Saint-Yves du Bergot de dire qu’elle figure parmi les plus modestes. De plan rectangulaire, elle est maçonnée avec des moellons tout venant, même pour la façade, la pierre de taille étant réservée au clocheton, aux encadrements des baies et aux chaînages d’angle. L’éclairage est dispensé par la baie relativement étroite du chevet, et par un petit fenestron percé dans le mur sud vers le maître-autel.
A l’ouest, le clocheton coiffé en mitre est on ne peut plus simple.
Elle a fait l’objet d’une restauration complète au début des années 2000 jusqu’en 2007.
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Le croix du pont du Diable
Date : Haut Moyen Âge
Matériau : Granit
Adresse : Lieu-dit Pont-Krac’h
Cette croix est placée à l’entrée sud du pont gaulois qui domine l’Aber-Wrac’h. La légende dit que le pont fut bâti par le diable et que celui-ci exigea, en récompense, l’âme de la première personne qui traverserait le pont. Les riverains y lancèrent un chat. Le diable, furieux, jeta le marteau qui lui avait servi à la construction. L’outil alla se planter en forme de croix à l’entrée du pont. La réalité veut que la croix ait été posée plus tard par les villageois afin de conjurer le sort. Elle porte sur l’une de ses faces un crucifix en faible relief.
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Le manoir de Kersoven
Le manoir comporte une tourelle couverte d’un toit en dôme selon une ancienne expression, coiffé « à l’impériale ». Il appartient à Marie de Kerosven quand elle épouse, en 1622, Me David Du Bois. Ce dernier, grammairien de formation, assume pendant cinquante ans la charge de notaire royal et meurt le 9 mai 1670. Il est inhumé dans le chœur de l’église de Lannilis. Leur fille, Julienne Du Bois, épouse en 1687 Mathurin Le Forestier. Les armoiries mêlées des Du Bois et des Le Forestier, la roue et les trois bandes fuselées, surmontent le portail du manoir.
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La croix de l’Image
Date : 1630
Sculpteur : Atelier Roland Doré
Matériaux : Granit et kersantite
Adresse : Rond-point de l’Image
La croix, réalisée vers 1630, est érigée en 1677 au bout du Douric, sur la route de Tréglonou, pour consacrer l’achèvement d’une mission. Les champs situés à cet endroit portent d’ailleurs toujours au cadastre le nom de Parkeier Croaz an Mission, champs de la croix de mission. La croix est probablement transférée sur la route de Lesneven vers 1840. Son changement de nom s’explique soit par le fait qu’elle vienne ici remplacer une croix plus ancienne ainsi appelée ou parce qu’elle est historiée, chose rare à l’époque. Entourée d’un enclos hexagonal, elle porte les statues en ronde bosse de la Vierge et de saint Jean-Baptiste.
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Le port de Paluden
Sous l’Ancien Régime, le port accueille les cargaisons de blé, bois, sel et épices. Au XXe siècle, il privilégie le transport de bois, importé de Suède, Norvège, Finlande, Russie, Canada, et celui du ciment en provenance de Marseille ou du Havre. Il reçoit pendant quelques années les chargements du sable extrait sur les rives des abers et, dans les années 1960, achemine les betteraves cultivées à Lannilis vers les raffineries du nord de la France. Le port subit quelques transformations : aménagé pour la plaisance, il s’équipe aussi de quais de déchargement permettant aux gros tonnages de venir accoster à marrée haute.
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Le pont du Paluden
Date : 1933
Entrepreneurs : Paindavoine, Société des entreprises du Limousin
Matériaux : Béton et métal
Adresse : Lieu-dit Paluden
Ce pont à ossature métallique enjambe l’Aber-Wrac’h et relie Lannilis à Plouguerneau. Inauguré en 1933 par Jean Audren de Kerdrel, conseiller général et maire de Lannilis, il succède à un premier ouvrage, construit entre 1848 et 1851 à l’emplacement d’un bac. L’avènement de ce pont oppose alors les conseillers municipaux de Lannilis à ceux de Plouguerneau. Les premiers sont hostiles au projet, jugé inutile et trop onéreux – deux ponts anciens, le pont du Diouris et le pont du Diable, existent déjà plus loin sur l’aber ; les seconds y sont favorables. L’état intervient finalement en apportant son aide financière. Mais le pont à suspension, nécessite une restauration dès 1891. Il est remanié en 1906, puis finalement reconstruit.
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Stèle commémorative de Kerbabu
La stèle rappelle un épisode tragique de la Libération. Les résistants des Forces françaises libres sont à Lannilis particulièrement actifs. Ils projettent l’attaque surprise d’un camp militaire allemand d’une vingtaine d’hommes installé dans le bois de Kerbabu. Le 2 août 1944, des armes leur sont parachutées à Tréglonou. L’offensive a lieu dans la nuit du 5 au 6 août. Mais le plan échoue : les Allemands, prévenus, les attendent avec cent soldats, et dix résistants sont tués. En représailles, les Allemands retiennent en otage, toute la journée du 6 août, le maire Jean de Kerdrel et son adjoint dans un local du manoir.
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