Plouzévédé est une commune du département du Finistère. Elle se trouve à 25 km à l’ouest de la ville de Morlaix dans le pays du Léon.
Mise à jour le 02/05/2026.
■ Sommaire
■ Des informations sur Plouzévédé
Département : Finistère
Arrondissement : Morlaix
Canton : Landivisiau
Intercommunalité : CC du Pays de Landivisiau
Pays historique : Le Léon
Pays traditionnel : Le Haut-Léon
Gentilé : Plouzévédéens, Plouzévédéennes
Population : 1 815 hab. (2021)
Densité : 98 hab./km²
Superficie : 18,51 km²
■ La mairie de Plouzévédé
Adresse : 4 Place de la Mairie, 29440 Plouzévédé
Position : 48.596249, -4.113339
Altitude : 83m
Site internet : www.plouzevede.fr
■ Communes limitrophes :
Tréflaouénan – Trézilidé – Mespaul – Plouvorn – Plougourvest – Plougar – Saint-Vougay
■ Quelques cartes :
■ Toponymie
L’origine du nom de Plouzévédé vient de l’ancien breton ploe, paroise, et de saint Tévédé.
En breton, la commune se nomme Gwitevede.
■ Histoire de la commune de Plouzévédé
Saint Tévéde, le saint éponyme de la paroisse, passe pour avoir été l’une de disciples de saint Paul-Aurélien.
La commune renferme un tumulus, fouillé en 1901, ainsi que de nombreux manoirs, tels le château de la Motte, ou Castel-ar-Vouden. Plouzévédé est aussi un important lieu d’élevage de chevaux, les postiers bretons, et jusqu’au début du XXe siècle, Berven et un lieu de foire.
Ce chef-lieu de canton est cependant moins important que Cléder et Plouvorn.

■ Situation géographique
La position de la mairie de Plouzévédé. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.
■ Le patrimoine de la commune
La stèle christianisée de Bel-Air
Dates : Âge du fer-Haut Moyen Âge
Matériau : Granit
Dimension : Hauteur 3m.
Adresse : Rue de Bel-Air
La croix de Bel-air est une stèle pré-chrétienne tronconique. Elle est coiffée d’une petite croix pattée sur chanfrein et posée sur un socle circulaire enterré et affleurant au niveau du sol.
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L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est édifiée en 1762 par Jean Nédélec, tandis que la constrution de sa tour remonte aux années 1655 à 1672. Les bas-côtés sont élargis en 1871. Le porche de l’église est surmonté d’une statue de la vierge.
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La chapelle Notre-Dame de Berven
Classé monument historique partiellement.
À la suite d’une délibération des paroissiens de Plouzévédé, le 21 juin 1573, la construction de la chapelle est confiée à l’atelier qui a réalisé le château de Kerjean. Sous la Révolution, la chapelle n’est pas brûlée grâce à la piété des paroissiens. Son clocher, qui a influencé l’art breton, sert de tour de guet avec le clocher de Taulé. Son beffroi à deux étages de cloches et de galeries est couronné par un dôme, lui-même amorti par trois lanternes superposées. À la base du clocher, un portail à claveaux rustique date de 1576. Il est surmonté de niches du type de Kerjean. Mais un vieux parchemin situe la fondation de la chapelle au Ve siècle et l’attribue à des disciples de saint Paul-Aurélien. Ces disciples auraient édifié la chapelle à côté d’un chêne afin de combattre les pratiques druidiques dont l’arbre faisait l’objet. Selon une autre tradition, le nom de la chapelle proviendrait du bouillonnement – bervadenn en breton – de la fontaine de Kermojean-Huella. Cette fontaine, située à l’ouest de la chapelle, se met à bouillonner lorsqu’elle est vidée de moitié.
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La fontaine de la chapelle de Berven
Dates : XVIIe-XVIIIe siècles-1936
Matériau : Granit
Adresse : Placitre de la chapelle Notre-Dame
Classé monument historique partiellement.
Comme la plupart des chapelles bretonnes, Notre-Dame-de-Berven possède sa fontaine guérisseuse. Celle-ci est située au sud de la chapelle et ornée d’une statue en granit de Notre-Dame de Berven qui sourit. Une croix en kersantite est rajoutée en 1936. Notre-Dame-de-Berven est invoquée pour faire marcher mes petits enfants. Pendant trois lundis consécutifs, ils sont conduits à la fontaine et doivent faire neuf fois le tour de la chapelle.
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Le manoir de Kerham
L’aspect actuel du manoir date de la Renaissance. À l’époque, ses douves sont alimentées par un étang qui est situé au fond de la vallée et passe pour être dallé. Une pierre datée de 1729, placée au-dessus de l’entrée provient vraisemblablement d’une restauration. En 1560, les Guernisac de Kerham sont les cadets de la maison du Brand, manoir désormais disparu. Le dernier seigneurs de Kerham, Alexandre de Guernisac, meurt en 1789 en son hôtel de Morlaix. Il repose dans l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. En 1792, le recteur non assermenté et quelques religieuses se réfugient dans le manoir et sont protégés par les paroissiens en armes.
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L’hôtel des voyageurs
Cet hôtel des voyageurs est un ancien relais de poste. Sous la Révolution, il abrite le général Canclaux, chef des troupes révolutionnaires basées à Brest, battu à Kerguidu. En 1791, le général fait fondre à Brest les deux cloches du clocher de Berven. L’un des chefs de la révolte de 1793, Jean Prigent, maire de Plouzévédé, est pris à Berven alors qu’il allait se porter à la tête de mille cinq cents hommes, à Plouescat. Jean Prigent est guillotiné le 23 avril 1793.
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