Audierne est une commune littorale du département du Finistère. Elle se trouve en Cornouaille à 40 km à l’ouest de la ville de Quimper dans le Cap Sizun.
Mise à jour le 31/08/2025.
■ Sommaire
■ Des informations sur Audierne
Département : Finistère
Arrondissement : Quimper
Canton : Douarnenez
Intercommunalité : CC Cap Sizun – Pointe du Raz
Pays historique : La Cornouaille
Pays traditionnel : Le Pays du Cap Sizun
Gentilé : Audiernais, Audiernaises
Population : 3 697 (2021)
Densité : 201 hab./km²
Superficie : 18,37 km²
■ La mairie d’Audierne
Adresse : 12 Quai Jean Jaurès, 29770 Audierne
Position : 48.021311, -4.537859
Altitude : 6 m
Site internet : www.audierne.fr
■ La mairie de la commune déléguée d’Esquibien
Adresse : 3 rue Surcouf – Esquibien, 29770 Audierne
Position : 48.024887 , -4.562469
Altitude : 56 m
Site internet : www.audierne.fr
■ Communes limitrophes :
Primelin – Goulien – Beuzec-Cap-Sizun – Pont-Croix – Plouhinec
■ Quelques cartes :
■ Toponymie
Toponymie d’Audierne
Déjà connue sous le nom de Trève du Goyen (Trefgoazien, terme utilisé jusqu’au début du XVIe siècle), Audierne est présente dans les annales maritimes bordelaises dès le XIVe siècle, dans l’atlas du Vénitien Pétrus Vesconte sous le nom d’Odierna en 1321 (nom féminin d’origine germanique) repris plus tard comme second appellatif de Tregoazien (littéralement « village de Goazien »). Sur une carte hollandaise de 1580, on trouve l’appellatif Odjern. Le toponyme Audierne vient de cette notation Odierna.
Le nom breton de la commune est Gwaien et est le même que celui de la rivière, le Goyen.
Toponymie d’Esquibien
L’origine du nom vient du breton eskibien, évêques.
En breton , la commune se nomme An Eskevien.
■ Histoire des communes
Histoire de la commune d’Audierne
Des dolmens, des sépultures et des tumuli retrouvés au-dessus de l’estuaire du Goyen attestent l’occupation du site d’Audierne dès le Néolithique. Des cuves à salaisons, vestiges de l’occupation romaine, ont été mises au jour en plusieurs points de la ville.
La ville d’Audierne aurait été créée au Moyen Âge. Le développement de la navigation maritime du XVe au XVIIe siècle fait d’Audierne une ville très prospère. Poissons secs et céréales sont exportés en échange de vins, de bois et de fer. Audierne est alors le seul port entre la pointe du Raz et la pointe de Penmarc’h. Il compte jusqu’à 200 navires au début du XVIIe siècle. À la fin du XVIe siècle, 165 commerçants sont installés à Audierne. En 1630, les foires d’Audierne sont transférées à Pont-Croix. Dans la seconde partie du XVIIe siècle, les enfants des commerçants quittent la ville avec leur héritage, réduisant peu à peu la richesse du port.
En 1756, la capitainerie d’Audierne couvre tout le cap Sizun. En 1766 est construit le vieux môle, de 990 mètre de long. Sous la Révolution, le 16 thermidor an XII, la direction générale de Ponts et Chaussées approuve le projet d’ensemble d’aménagement du port. En un demi-siècle, 798 mètre de quais, y compris cinq cales, sont construits. La ville ne compte que 1 080 habitants en 1790. les foires reviennent à Audierne en 1791, mais le port est en ruine et la misère règne. Audierne demeure une trève d’Esquibien jusqu’en 1801, date du Concordat qui marque aussi la création de sa paroisse.
L’invention d’Appert en 1804, concernant la méthode de conservation des substances alimentaires par chauffage, favorise les conserveries et le renouveau de la ville. En 1840, Audierne est un port de refuge important, avec une moyenne de 200 bateaux marchands par an. La construction du môle du Raoulic, de 1847 à 1852, fixe la position du chenal jusqu’alors incertaine.
Le train Douarnenez – Audierne, lancé en 1894, favorise le tourisme, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La grande plage est appréciée par des artistes nombreux, de Renoir à Buffet. La population, qui atteint en 1921 son maximum démographique de 4 151 habitants, décroît régulièrement à la fin du siècle.
Histoire de la commune d’Esquibien
La découverte d’un cimetière et de quatre-vingts urnes atteste une présence humaine sur le territoire d’Esquibien à l’âge du bronze. Des dolmens, des menhirs et un peulven, pierre dressée, retrouvés à Sainte-Évette, subsistent depuis le Néolithique. La motte de Suguensou sert plus tard à la surveillance du trafic sur le Goyen. La future paroisse d’Esquibien, qui englobe la trève d’Audierne, date vraisemblablement de l’arrivée de saint Onneau et de ses compagnons, venus des îles Britanniques. Elle doit sans doute son nom à son appartenance ancienne au fief épiscopal. Au Gannaëk, le bourg primitif sur les dunes, où saint Onneau s’est installé, on a retrouvé deux cimetières. En 1111, les habitants, découragés par l’ensablement progressif, quittent la dune et s’installent à l’intérieur, un peu plus dans les terre, à l’emplacement du bourg actuel. En 1248, en récompense de sa croisade avec Saint Louis, le seigneur du Ménez reçoit le territoire du Ménez, qui s’étend du Goyen jusqu’au Loch et comprend plusieurs convenants. Six manoirs se partagent les terres, au Moyen Âge. Les habitants, des paysans pour la plupart, vivent également de la pêche et exploitent le goémon. Une autre source de richesse vient des bateaux naufragés et pillés et des campagnes d’enrôlement lancées par les corsaires anglais. Sous la Révolution, la paroisse devient une commune et se détache d’Audierne, devenu lui-même une commune. La population est multipliée par deux au XIXe siècle, malgré les épidémies. La grande digue de Sainte-Évette est commencé en 1938, puis arrêtée pendant la Seconde Guerre mondiale. À la fin de cette guerre, Lézongard est le dernier bastion des Allemands dans le Finistère.
■ Situation géographique
La position de la commune d’Audierne. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.
■ Audierne en images
Un diaporama vidéo d’anciennes cartes postales pour découvrir la commune d’Audierne au début du XXe siècle.
Durée : 3’50 »
Format : HD
■ Blason de commune
Description
D’or à une ancre de marine de sable accostée de deux homards de gueules et accompagnée en pointe d’un merlu d’azur, au chef d’hermine plain.
Détail
Ces armoiries sont symboliques d’un important port breton pour la pêche des crustacés et des poissons de haute mer.
Source : wikipedia.org