L’église Saint-Sauveur du Faou dans le Finistère est inscrit comme monument historique depuis 1932. Elle possède un riche mobilier, retable et statuaire en bois polychrome.

Des informations sur l’église de l’église du Faou

Logo monunents historiques Inscrit monument historique le 03/06/1932
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Dénomination : Église
Titre courant : Église Saint-Sauveur
Date : XVIe-XVIIe siècles
Matériau : Kersantite et pierre de Logonna

Département : Finistère
Arrondissement : Châteaulin
Canton : Pont-de-Buis-lès-Quimerch
Commune : Le Faou
Adresse : 240 rue de la Grève, 29590 Le Faou
Position : 48.295573, -4.181391

L'église Saint-Sauveur du Faou dan le Finistère.
L’église Saint-Sauveur.

Description de l’église du Faou

Cette église dédiée au Christ est probablement fondée au XIIe siècle par les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, présents dans la cité. Rebâtie entre 1544 et 1680, elle comprend une nef courte, un large transept double et un chevet à pans coupés portant les armes du dernier seigneur du Faou, Nicolas Magon de La Gervaisais, et de son épouse Marie-Flore de La Bourdonnais. Une porte possède des colonnes en nid d’abeilles qui datent de l’ancien édifice. Gravées sur la tour, dix inscriptions lapidaires témoignent des différentes étapes de la construction du clocher en dôme, réalisé en quatre campagnes de travaux, entre 1628 et 1647. Obstrués par des boulets, des canons en pierre ornent les angles de la tour. À marée haute, la mer vient baigner les murs de l’ancien cimetière, qui fut déménagé en 1868.

Le porche

1593-1610
Kersantite

L’inscription en lettres gothiques sur le contrefort du porche porte la date de sa création. Le porche est payé par le trésorier de la fabrique, G. Le Dérédec, dont le nom est inscrit sur la pierre commémorant cette commande et le début de la construction. À peine commencée, la construction du porche est interrompue en novembre 1593, lorsque cinq à six cents soldats de La Magnane pillent Le Faou, qui figurait alors au sixième rang des villes et bourg de Cornouaille payant des impôts. L’assaut fait huit cents morts dans la petite ville et ses environs. Le porche ne sera achevé que vingt ans plus tard.

Cuve baptismale

Début du XVIe siècle
Kersantite

Cette cuve baptismale porte des phylactères sur lesquels sont peints les noms des quatre fleuves du paradis : le Géhon, le Phison, le Tigris et l’Euphrate. Conservant des traces de polychromie, elle est sculptée sur toutes les faces, à l’exception d’une partie martelée pendant la Révolution pour en effacer des armoiries. Entourés de feuillages, de serpents et de colombes, un lin, un cerf, un chien, une main et des têtes d’angelots la décorent et symbolisent la renaissance de l’homme par le baptême.

Saint Jacques

XVIe siècle
Bois polychrome

En raison de son impétuosité, saint Jacques, le frère de saint Jean l’Évangéliste, était appelé par Jésus « fils du tonnerre ». Exécuté en l’an 44 à Jérusalem, il aurait été enseveli en Espagne, à Saint-Jacques-de-Compostelle, devenu, depuis, l’un des pèlerinages les plus fréquentés de la chrétienté occidentale. Le porche abrite aussi saint Jakez en manteau garni de coquilles. Jacques était au XVIIIe siècle l’un des prénoms les plus donnés aux enfants du Faou.

Croix reliquaire

1590
Argent et vermeil (H. : 22cm)

L’inscription sur la croix reliquaire indique qu’elle fut donnée par Jen Le Cotrec. Une famille Cotret est établie au Faou du XVI au XVIIIe siècle.

Retable du rosaire

Le retable du rosaire dans l'église Saint-Sauveur du Faou.
Le retable du rosaire.

XVIIe-XVIIIe siècles
Bois polychrome

La statue de la Vierge à l’Enfant, sculptée par Alain Castel en 1682, est flanquée de bas-reliefs dorés datant du début du XVIIe siècle et représentant la Dormition et le Couronnement de la Vierge. Surmontant cet assemblage, une grande toile, peinte en 1649 par le Morlaisien Jacques Noblet, présente le thème classique de la Vierge donnant le rosaire à saint Dominique, accompagné de sainte Catherine de Sienne et d’un chien tenant un flambeau. Les personnages sont entourés des quinze mystères joyeux, douloureux et glorieux. Tableau dans un tableau, une seconde scène, semblable à la première s’inscrit sous les pieds de Marie. Elle rappelle le vœu de Louis XIII, qui mit le royaume sous la protection de la Vierge afin d’avoir un héritier.

Tête d’ange

Fin du XVIIe siècle
Bois polychrome (H. : 10cm)

Le thème des anges est fréquent dans la statuaire de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle. Très éloignés des anges médiévaux, ils ressemblent davantage à des amours. Cette tête d’ange présente la particularité de posséder un nez en trompette, comme la plupart de celles qui ont été réalisées par le peintre et sculpteur Jean Bertouloux. Son style se retrouve sur plusieurs autre retables de la région.

Christ-Sauveur

Statue du Christ-Sauveur dans l'église du Faou.
Statue du Christ-Sauveur

XVIIIe siècle
Bois polychrome

Le manteau rouge et la couronne d’épine de ce Christ-Sauveur rappellent le supplice de Jésus. René Lucas, maître sculpteur de Brest, réalise, en 1710, cette œuvre et un retable, qu’il abandonne, inachevé, dans une sacristie. À la suite d’un procès de quarante ans intenté par la fabrique du Faou après le décès du sculpteur, la statue sera terminée et mise dans l’église en 1754 par un autre sculpteur, Mathieu Le Goff.

Saint Pol et les dragons

Vitrail de Saint-Pol et les dragons dans l'église Saint-Sauveur du Faou.
Vitrail de Saint-Pol et les dragons.

1934
Maître verrier : Pierre Saluden
Vitrail

Ce vitrail, représentatif de la promotion de l’hagiographie locale par l’Église bretonne depuis le début du XIXe siècle, reprend un thème remontant au VIe siècle, lorsque la région est évangélisée par saint Jaoua. Selon la légende, tandis que le seigneur du Faou persécute les moines, un dragon envahit la ville, semant la désolation sur son passage. Un petit dragon l’accompagne, l’aidant à terroriser la population. Appelé à la rescousse par son neveu Jaoua, saint Pol Aurélien passe alors son étole au cou des monstre et, fichant un bourdon en terre, les y attache. Les deux personnages sont en tenue d’évêque, Jaoua ayant succédé à son oncle Pol au siège épiscopal de Saint-Pol-de-Léon.

Visite virtuelle de l’église Saint-Sauveur du Faou

Une visite virtuelle de l’église Saint-Sauveur du Faou. N’hésitez pas à mettre en plein écran pour profiter de la visite.

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