L’église de Saint-Derrien dans le Finistère, elle est placée sous le patronage de saint Derrien, qui terrassa un dragon en le noyant sur la côte de Plounéour-Trez.

Des informations sur l’église de Saint-Derrien

Date : XVIe siècles
Matériau : Granit
Département : Finistère
Arrondissement : Morlaix
Canton : Landivisiau
Commune : Saint-Derrien
Adresse : Le bourg, 29440 Saint-Derrien
Position : 48.547723, -4.182524

L'église Saint-Derrien de Saint-Derrien dans le Finistère.
L’église Saint-Derrien.

Description de l’église de Saint-Derrien

L’église paroissiale est vraisemblablement à l’origine de celle du manoir de Kerauby. Le cadastre de 1824 situe, en effet, les « terre de Monsieur saint Derrien » dans le prolongement de celles de Keraudy, et une allée permet de joindre le manoir de Keraudy-Bras au sanctuaire. Le pignon occidental de celui-ci est sommé d’une chevronnière dont les corbeaux représentent au nord un lion et au sud un dragon, peut-être en référence au diocèse du Léon d’une part et à la légende de saint Derrien d’autre part. Une représentation de la Vierge à l’Enfant surplombe la porte cintrée. De l’ancienne chapelle, reconstruite et agrandie en 1853, seul le clocher-mur du XVIe siècle a été conservé.

Dieu le Père

XVe-XVIe siècles-1853
Au-dessus du maître-autel et de la fenêtre orientale, adossé au lambris de la voûte, domine, en haut relief, Dieu le Père tenant dans la main droite le globe terrestre, témoin de sa création. Deux angelots l’entourent au niveau des épaules. Ce type janséistes de représentation du Créateur a son pendant dans l’église de Bodilis. L’église abritait auparavant une roue à carillons, comme il en demeure encore à Locarn et à Laniscat (Côtes d’Armor). On en ignore les dimensions, mais celles qui subsistent en Bretagne mesure entre 70 et 120 centimètres de diamètres et comportent entre douze et vingt-quatre clochettes. La roue est actionnée au moment de l’Élévation, et pour éveiller les sens des enfants en bas âge.

Saint-Derrien

XVe-XVIe siècle
Bois (H. : 90cm)

Le saint est représenté en soldat romain, portant épée et écu, et terrassant un dragon. Selon la légende, Derrien est l’ami de Néventer et est, comme lui, originaire de l’île de Bretagne. Ensemble, ils se sont rendus en pèlerinage en terre sainte et, au retour, passent par La Roche-Maurice. C’est à cette occasion qu’ils ont sauvé de la noyade le seigneur des lieux, Élorn, désespéré de devoir, après tirage au sort, sacrifier au dragon son fils Riock, âgé seulement de 2 ans. Sur la promesse du roi de laisser sa famille s’instruire dans la religion chrétienne, Derrien fait le signe de la croix, met son étole autour du cou du dragon et le donne à conduire au petit Riock pour que celui-ci le montre au roi de Brest. Et après avoir noyé le dragon sur la côte de Plounéour-Ménez, Derrien et Néventer terminent leur périple vers leur île de Bretagne.

Sainte Anne Trinitaire

XVIe siècle
Bois polychrome (H. : 140cm)

La statue orne le retable du Rosaire, qui provient vraisemblablement de l’église de Plounéventer. La cathèdre, sur laquelle sont assise sainte Anne et la Sainte vierge, est probablement postérieure au groupe lui-même, car il a fallu entailler la niche pour y loger l’ensemble, à moins que la statue ne soir antérieure au retable.

Retable du Purgatoire

XVIIe siècle
Bois polychrome

Créées dès le XVIe siècle, les confréries de la Bonne Mort dont témoigne ce retable répondent au souci de l’au-delà et plus précisément à l’angoisse relative à l’obtention du salut. Un ange tient ici un « livre de comptes » ; au-dessous, quatre personnes attendent dans la fournaise leur délivrance : un vieillard qui semble penser s’être acquittée de sa dette, un homme d’âge mûr qui supplie les doigts joints, un jeune homme résigné et, à l’arrière, une femme quelques peu désemparée. Sous les diverse couches de peinture du retable, les restaurateurs ont trouvé et repris des trophées de part et d’autre de l’autel. Les trophées regroupent un certain nombre d’éléments rappelant les cérémonies funèbres, tels cierges, encensoir, livre, croix, ou burette à encens.

Stalles

1853
Bois de chêne et de châtaignier

Des têtes décorent le bout des accoudoirs des deux stalles à trois places. Outre l’effigie de l’évêque, il est possible de deviner celles du recteur et des fabriciens dont les noms sont gravés sur la plaque commémorative au-dessus de l’entré méridionale. Celle-ci représente Pierre-Du Plessix-Parscau, trésorier de la fabrique, retiré en son manoir de Keryvon. En 1792, à l’âge de 18 mois, il émigre avec ses parents et ses oncles à travers le Hainaut, L’Angleterre, Jersey, La Sicile ou l’Espagne. Les retrouvailles avec Keryvon ont lieu en 1814, interrompues par un départ précipité, lié au retour de Napoléon de l’île d’Elbe. En retraite en 1830 avec le grade de chef de bataillon, Pierre Du Plessix-Parscau s’occupe des affaires de Plounéventer et de celles de sa paroisse. Marié en 1825 à Angeline de Lannigou, il meurt à Morlaix en 1868. il est enterré à Locquénolé.

Visite virtuelle de l’église de Saint-Derrien

Une visite virtuelle de l’église de Saint-Derrien. N’hésitez pas à mettre en plein écran pour profiter de la visite.

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