Belle-Isle-en-Terre est une commune du département des Côtes d’Armor. Elle se trouve en Trégor dans le Grand Trégor. Elle se situe à 22 km à l’ouest de Guingamp.

Mise à jour le 23/07/2023.

■ Des informations sur Belle-Isle-en-Terre

Département : Côtes d’Armor
Arrondissement : Guingamp
Canton : Callac
Intercommunalité : Guingamp Paimpol-Communauté

Pays historique
: Le Trégor
Pays traditionnel : Le Grand Trégor

Gentilé : Bellilois, Belliloises
Population : 1 030 hab. (2021)
Densité : 73 hab./km²
Superficie : 14,11 km²

Mairie de la commune de Belle-Isle-en-Terre dans les Côtes d'Armor.

Mairie de Belle-Isle-en-Terre
Adresse : 4 Rue Crec’h Ugen, 22810 Belle-Isle-en-Terre
Position : 48.543508 , -3.39553
Altitude : 98 m
Site internet : www.belle-isle-en-terre.net

Communes limitrophes :
TrégromLouargatPlougonverLoc-EnvelPlounévez-Moëdec

Quelques cartes :

Carte de la Bretagne Carte du département du des Côtes d'Armor (22) en Bretagne. Carte du pays historique du Trégor en Bretagne.
fleche verte Voir toutes les cartes.

■ Toponymie de Belle-Isle-en-Terre

L’origine du nom vient des moines de Belle-Île-en-Mer venus fonder un monastère au XIIe siècle à Locmaria. Le terme Isle, par ailleurs, désigne les villages situés au confluent de deux rivières.
En breton, la commune se nomme Benac’h.

■ Histoire de la commune

Belle-Isle aurait été fondé au IXe siècle par une peuplade du Yaudet, les Lexobiens, chassés de leur bord de mer par les Normands. Ils remontent alors le Léguer jusqu’à la confluence du Guer et du Guic. Selon une légende locale, Belle-Isle est édifié sur la colline dominant le Léguer. Les Lexobiens refusant d’honorer saint Ergat, fondateur de Louargat, celui-ci provoque un glissement de terrain qui précipite le village dans la vallée.
À l’époque des croisades, le père abbé de l’abbaye de Daoulas, Yves du Largez, fait construire un hôpital afin de soigner les croisés et les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Au XIIIe siècle, Belle-Isle fait partie du duché de Penthièvre.
Le bourg constitue pendant longtemps une étape pour les troupes militaires et les condamnés destinés au bagne de Brest. Il se trouve sur l’axe routier Paris-Brest empruntant le trajet d’une ancienne voie romaine, devenue plus tard voie impériale numéro 12.
En 1785, les villageois doivent héberger 5 000 hommes de troupe, dont un grand nombre décèdent sur place. Jusqu’au milieu du XXe siècle, Belle-Isle vit de petites industries exploitant le bord des rivières : tanneries, moulin à tan, fabrique de carton et exploitations forestières.

Le clocher de l'église Saint-Jacques-le-Majeur à Belle-Isle-en-Terre au début des années 1900.
Le clocher de l’église Saint-Jacques-le-Majeur sur la commune de Belle-Isle-en-Terre au début des années 1900.

■ Situation géographique

La position de la commune de Belle-Isle-en-Terre. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.

■ À découvrir à Belle-Isle-en-Terre

Vignette de la chapelle de Locmaria.

La chapelle de Locmaria
Logo monunents historiques Classé monument historique le 18/08/1928
Cette chapelle est aussi connue sous le nom de Notre-Dame de Pendrao. Construite au XVe siècle, elle serait la chapelle d’un monastère de moines templiers.
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■ Lady Mond, la destinée hors-norme de Maï Le Manac’h

Le portrait de Lady Mond

Marie-Louise «Maï » Le Manac’h voit le jour le 6 février 1869 sur la commune de Belle-Isle-en-Terre. Son père est meunier au moulin de Prat-Guéguen. C’est la seule fille d’une famille de dix enfants.
D’origine modeste, elle quitte sa famille en 1886 pour travailler à Guingamp et à Saint-Brieuc. Elle rejoint rapidement Paris. Elle y fréquente les artistes de Montparnasse dans une vie de bohème. On la retrouve plus tard à Londres où elle épouse Simon Guggenheim, un riche marchand de fruits et légumes.
À son décès en 1900, Maï devient la maîtresse d’Antoine d’Orléans, l’infant d’Espagne. Elle fait ainsi son entrée dans la haute aristocratie européenne. Elle est reçue ainsi par le pape Pie X. Après sa séparation d’avec Antoine d’Orléans en 1906, elle retourne vivre à Londres. C’est en 1910 qu’elle fait la connaissance de Robert Mond, un riche industriel surnommé le « roi du Nickel ». Il tombe amoureux de Maï et l’épouse en 1922.
Elle devient alors une des femmes les plus fortunées du monde. Elle passe sa vie mondaine entre l’Angleterre et la côte de Dinard ou le couple achète le château du Bec. En 1929, Robert Mond lui offre le château de Coat-an-Noz à Belle-Isle-en-Terre, sa commune de naissance.
Elle est très attachée à sa terre natale et à la culture bretonne. Elle devient membre du Gorsed avec le titre de Barbesse d’honneur et elle a gardé un vif intérêt pour le gouren. Des tournois de lutte bretonne sont organisés au château de Coat-an-Noz.
Robert Mond est élevé au titre de chevalier en 1932, Maï devient Lady Mond. Entre 1936 et 1938, elle fait bâtir le Castel Mond dans le bourg de Belle-Isle-en-Terre qui deviendra sa résidence principale. Son mari meurt en 1938 la laissant à la tête d’un riche héritage.
Elle est incarcérée pendant plusieurs mois pendant la Seconde guerre mondiale par les Allemand sur dénonciation pour avoir caché des armes. En 1949, elle décède à l’âge de 80 ans. Elle est inhumée dans un mausolée à côté de la chapelle Notre-Dame-de-Pendreo à Belle-Isle-en-Terre.
Durant toute sa vie, Maï le Manac’h sera restée fidèle à ses origines modestes et à la culture bretonne. Elle aura fait preuve de générosité avec son pays d’origine.

■ Le patrimoine de Belle-Isle-en-Terre

Ancienne église Saint-Jacques-le-Majeur

Belle-Isle-en-Terre, ancienne église Saint-Jacques le Majeur

1670-1788
Granit

Première église paroissiale de Belle-Isle-en-Terre, elle était dédiée à Saint-Jacques le Majeur, la ville ayant abrité au Moyen-Âge un hôpital destiné à soigner les croisés et les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Elle fut plusieurs fois remaniée, le pignon étant daté de 1670 et la tour de 1788. Le culte y sera célébré jusqu’en 1880. Elle servira de caserne de pompiers jusqu’en 1995.

Fontaine de Pendreo

Belle-Isle-en-Terre, fontaine de Pendrao.

XVIe siècle
Granit

Cette fontaine se trouve sur les hauteurs de la colline boisée qui surplombe le Léguer. On y accède par un escalier de 110 marches édifié par Lady Mond pour faciliter l’accès aux pèlerins qui venaient nombreux, parfois de fort loin. Jusque dans les années 1920, les mères y portaient leurs enfants souffrant de la coqueluche, pour leur passer sur le front un peu de cette eau censé les guérir. On y invoquait aussi Notre-Dame-de-Pendreo pour soigner la toux.

La chapelle du Bois

Belle-Isle-en-Terre, chapelle des bois

1771
Granit

Cette chapelle est située à la lisière de la forêt de Coat-an-Noz. On y invoque un saint Envel, qui n’est pas celui de la commune voisine, mais son frère jumeau.

Église Saint-Jacques-le-Majeur

Belle-Isle-en-Terre, église Saint-Jacques le Majeur

XIXe siècle
Architecte : Le Guerrannic
Granit

Cet édifice de style Renaissance est représentatif des œuvres de Le Guerrannic. Les vitraux sont l’œuvre du maître verrier Érault. L’église abrite une chaire à prêcher de 1897, où sont représentés les quatre évangélistes et une statue de Nathalie la bienheureuse, religieuse de Belle-Isle, morte en Chine en 1900 à la suite de sévices corporels.

Le château de Lady Mond

Belle-Isle-en-Terre, château de Lady Mond.

1936-1938
Granit

Le Castel Mond (en breton) fut construit en 1936 à la demande de Lady Mond alors qu’elle vivait dans celui de Coat an Noz qu’elle trouvait trop isolé. En cours de construction, s’apercevant de la proximité de la route, elle le fera démonter et reculer de 10 mètres alors que les travaux en étaient à la pose de la charpente.
L’architecture est largement inspirée de celle du château de Coat an Noz. Madame Mond y résida jusqu’à sa mort en 1949. L’édifice fut alors acquis par la municipalité qui en fit une école (1953-1986) puis par l’hôpital psychiatrique de Bégard.
Depuis 1998, il abrite le Centre Régional d’Initiation à la Rivière ainsi que l’aquarium d’eau douce.

Mausolée de Lady Mond

Belle-Isle-en-Terre, mausolée de Lady Mond.

1950
Architecte: Armel Beaufils
Granit

Construit à l’image des ossuaires traditionnels, il contient deux gisants, celui de lady Mont et celui de son mari. Mais le corps de ce dernier se trouve en Angleterre et celui de lady Mond repose dans un cercueil d’ébène descendu dans un tombeau de granit rose, situé dans la crypte et entouré des sépultures de la famille. La porte du mausolée est un réemploi provenant de la chapelle du Paradis qui se trouvait à Keranfloc’h, dans la commune de Trégrom.

■ Le monument aux morts

Monument aux morts de la commune de Belle-Isle-en-Terre.
Monument aux morts de la commune de Belle-Isle-en-Terre.

Le monument aux morts de la commune de Belle-Isle-en-Terre se trouve sur la place de l’église :
84 noms pour la guerre 1914-1918 ;
13 noms pour la guerre 1939-1945 ;
3 noms pour la guerre d’Algérie (AFN).

■ Blason de la commune de Belle-Isle-en-Terre

Blason de la commune de Belle-Isle-en-Terre.

Description
De gueules au croissant d’argent accompagné de trois coquilles renversées d’or.
Source : wikipedia.org

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