Dinan est une ville du département des Côtes d’Armor. elle se trouve dans le Pays de Saint-Malo dans le Poudouvre. Elle est associée avec la commune de Léhon.

Des informations sur Dinan

Département : Côtes d’Armor
Arrondissement : Dinan
Canton : Dinan
Intercommunalité : Dinan Agglomération

Pays historique
: Le Pays de Saint-Malo
Pays traditionnel : Le Poudouvre

Gentilé : Dinannais, Dinannaises
Population : 14 166 hab. (2017)
Densité : 1 626 hab./km²
Superficie : 8,71 km²

Adresse de la mairie : 21 Rue du Marchix, 22100 Dinan
Site internet : www.dinan.fr

Communes limitrophes : TadenLanvallaySaint-CarnéTrélivanQuévert

Toponymie de Dinan

L’origine du nom vient de l’ancien breton din, forteresse.

En breton, la commune se nomme Dinan.

Toponymie de Léhon

L’origine du nom vient du lehonum, variante de legionum, rappelant l’occupation romaine, ou de l’ancien breton lean, moine, indiquant la fondation du monastère au IXe siècle.

En breton, la commune se nomme Lehon.

Histoire de la ville de Dinan

Malgré une probable occupation ancienne du site de Dinan, l’urbanisation a fait disparaître tout vestige du premier millénaire. En 1040, Josselin de Dinan fait construire sur le promontoire dominant la Rance une forteresse, représentée sur la tapisserie de Bayeux, dite « de la Reine Mathilde ».

La ville, aux mains d’une riche famille seigneuriale, s’étend de la rivière jusque sur la colline, si bien que le petit-fils de Josselin, Rivallon le Roux, fait bâtir à son retour de croisade une seconde église, dédiée à saint Sauveur. En 1123, Olivier et Alain de Dinan, descendants de Josselin, se partagent la ville, première délimitation entre deux paroisses qui deviendront deux cantons.

Les grandes foires de Carême et de la Saint-Gilles sont fréquentées par des négociants, venus de toute la Bretagne et des pays de Loire acheter des chevaux, des bovins, des cuirs et des toiles de lin ou de chanvre.

Quand éclate la guerre de Succession de Bretagne, en 1341, Dinan prend le parti de Charles de Blois, qui sera vaincu. Le nouveau duc, Jean IV, n’en tient pas rigueur à la ville, puisqu’il y construit un château imposant. En outre, le duché y fait frapper sa monnaie pendant un siècle, et les états de Bretagne y sont réunis à de nombreuses reprises. Après la défaite de l’armée bretonne à Saint-Aubin-du-Cormier (Ille-et-Vilaine), la ville se rend sans combattre le 8 août 1488 au roi de France Charles VII. La duchesse Anne, épouse du roi de France, administre la Bretagne et comble Dinan de ses bienfaits.

La ville continue à prospérer jusqu’en 1585, année où Henri III confie la place forte de Dinan au duc de Merœur, gouverneur de Bretagne et chef de la Ligue. Les Dinannais organisent un complot contre lui et ouvrent la porte Saint-Malo aux troupes royales en 1598.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de grands travaux sont entrepris dans la ville et quatre congrégations religieuse viennent s’ajouter aux couvents déjà en place. On dénombre, au XVIIIe siècle, plus de deux cents tisserands à domicile et trente tanneurs. La toile est exportée jusqu’à Saint-Domingue et en Martinique. Les nombreux hôtels particuliers témoignent de l’aisance des propriétaires.

Pendant la Révolution, Dinan, acquis aux idées nouvelles, se refuse cependant aux excès de la Terreur, comme à ceux des chouans, répugnant à l’application des lois révolutionnaires qui ruinent son économie.

Dès le début du XIXe siècles, la ville jusqu’alors artisanale, développe des manufactures de cuir et de toiles à voile, ainsi que des raffineries. Une nouvelle transformation s’opère à partir du milieu du siècle : le déclin de la marine à voile entraîne un renouveau du commerce et de l’artisanat. D’autres industries se créent, comme des poteries ou des scieries.

En 1876, une brigade de cavalerie prend ses quartiers à Dinan qui devient ville de garnison. La voie ferrée atteint la ville vers 1879 et draine de nombreux touristes, attirés par une fontaine ‘eau minérale réputée. Une importante colonie britannique s’y constitue à la même époque. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 2août 1944, la ville subit un bombardement de l’artillerie américaine.

La tour de Coëtquen dans la ville de Dinan au début des années 1900.
La tour de Coëtquen dans la ville de Dinan au début des années 1900.

Histoire de la commune de Léhon

Pendant l’occupation romaine, Léhon est traversé par la voie de Corseul à Rennes (Ille-et-Vilaine) qui franchit la Rance à gué, d’où la présence possible, selon certains historiens, d’un village gallo-romain sur l’escarpement rocheux qui domine le cours de la rivière.

À partir du IXe siècle, l’histoire de Léhon est étroitement liée à celle de l’abbaye Saint-Magloire, dont les reliques attirent de nombreux pèlerins, et favorisent l’enrichissement des moines et le développement du bourg. Léhon est cité dès 1266 comme paroisse dépendant du diocèse de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Le château féodal, construit au XIIe siècle pour défendre l’entrée de la vallée de la Rance et le monastère, est plusieurs fois détruit et reconstruit, puis délaissé à partir du XVe siècle et finalement démantelé au XVIIe siècle.

En 1767, les six derniers moines quittent l’abbaye. Léhon élit sa première municipalité au premier trimestre 1790. En 1835, un hôpital psychiatrique de la congrégation des Frères de Saint-Jean-de-Dieu est ouvert, et Léhon voit sa population doubler en moins d’un siècle, passant de 600 à 1 200 habitants grâce aux emplois créés par l’implantation de l’institution.

Blason de la ville de Dinan

Blason de la Ville de Dinan.
Blason de la Ville de Dinan.

Description
De gueules au château donjonné de trois tourelles d’or, au chef d’hermine.
Source : wikipedia.org




Blason de la commune de Léhon

Blason de la commune de Lehon.
Blason de la commune de Léhon.

Description
De gueules à la bande d’hermine, accompagnée en chef d’une crosse d’or et en pointe d’un château de trois tours du même.
Source : wikipedia.org







Situation géographique

Catégories : Non classé