La basilique Notre-Dame du Folgoët est classée monument historique depuis 1840. Entièrement construite en pierre de Kersanton, C’est un lieu de pardon important dans le pays du Léon.

Des informations sur la Basilique du Folgoët

Logo monunents historiques Classé monument historique en 1840
Consulter la fiche Mérimée de ce monument
Dénomination : Église
Titre courant : Église ou basilique Notre-Dame
Date : 1423-1460
Matériau : Kersantite
Département : Finistère
Arrondissement : Brest
Canton : Lesneven
Commune : Le Folgoët
Adresse : 29260 Le Folgoët
Position : 48.560806, -4.334887

La basilique Notre-Dame du Folgoët dans le Finistère.
La basilique Notre-Dame.

Description de la Basilique Notre-Dame du Folgoët

La construction de cette église collégiale est en partie financée par le duc de Bretagne Jean V. L’ensemble se compose de deux bâtiments en équerre, une nef de cinq tracées avec un chœur de deux travées à chevet plat, et une chapelle en aile, de deux travées. La tour nord abrite un grand clocher gothique du milieu du XVe siècle, surmonté d’une flèche ajourée et cantonnée de quatre clochetons, sur le modèle du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon. La tour sud, inachevée, est surmontée, à la fin du XVIe siècle, d’une campanile de style Renaissance. Incendiée en 108, l’église est immédiatement restauré, puis vendue sous la Révolution. Les paroissiens la rachètent ensuite en 1810, et elle devient église paroissiale en 1829.

Le jubé

Le jubé de la basilique notre-Dame du Folgoët.
Le jubé en pierre de Kersanton.

Début du XVe siècle
Kersantite

Ce jubé de style gothique flamboyant, qui sépare la nef du chœur est probablement le seul jubé breton en kersantite. Les arcades latérales abritent chacune un autel, tandis que celle du centre, timbrée des armoiries de la famille Du Chastel, communique avec le chœur.

Notre-Dame du Folgoët

XVe siècle
Kersantite

Au XVIIe siècle, cette statue, qui se trouvait autrefois sur l’un des autel du jubé, est remplacée momentanément par une autre Vierge à l’Enfant en bois polychrome. Elle est restituée en 1888, lorsque le cardinal Place, archevêque de Rennes, couronne la Vierge en présence d’importants personnages cléricaux et de six cents prêtres et séminaristes. Sa couronne royale de style médiévale est cachée par une autre de style byzantine, similaire à celle qui couvre la tête de l’Enfant Jésus. Chaque année, le jour du pardon, elle est portée en procession.

Sainte Catherine

Vers 1420
Kersantite

Cette statue représente sainte Catherine d’Alexandrie avec les instruments de son supplice, la roue et l’épée. Elle est offerte à l’église par Jean Droniou, dont le nom et les armoiries sont gravés sur le socle. Ce donateur fait carrière dans l’administration du duché et devient en décembre 1421, trésorier et receveur général de Bretagne. Il fait ce don probablement en 1420, lors de sa venue au Folgoët à la demande de Jean V, pour asseoir la fondation de la collégiale.

Les apôtres

Vers 1440
Kersantite

Le porche qui donne accès à la chapelle sud abrite les statues des douze apôtres accompagnés de leurs attributs traditionnels. La richesse et la finesse de ses ornements ont toujours été admirés au point qu’une légende en attribuait la réalisation à Dieu lui-même, qui se serait présenté au maître d’œuvre sous l’apparence d’un simple ouvrier et aurait disparu une fois sont travail accompli. Les portes qui ouvrent sur l’église sont ornées de feuillages et d’hermines passantes.

Cloche

1775
Bronze
Fondeur : N. Barret

Cette cloche fait partie de l’ancienne sonnerie du campanule sud. Disparue pendant la Terreur, elle aurait été restituée après la Révolution. À cette époque, plusieurs cloches sont fondues à Brest, et l’une d’elles aurait fourni assez de bronze pour fabriquer la grande cloche de l’église Saint-Louis à Brest, et celle du port. Désormais, le clocher de la collégiale n’abrite que deux cloches anciennes, celle-ci, surnommée Jeanne Placide, fondue à Dinan et une autre datant de 1560.

Salaün ar foll

Vitrail de Salaün ar Foll dans la basilique du Folgoët.
Vitrail de Salaün ar Foll

1866-1868
Verrier : Hirsch
Vitrail

Ce grand vitrail, qui se dresse au centre du chevet, raconte la légende de Salaün. Ce pauvre d’esprit, né à Kerbriand, mendie après la mort de ses parents dans les rues de Lesneven, où il se rend chaque jour pour assister à la messe de l’église Notre-Dame. L’histoire rapporte qu’il aimait à se balancer dans les arbres en répétant inlassablement « Ave Maria », seuls mots qu’il avait réussi à apprendre. C’est pourquoi une scène du vitrail le représente suspendu à une branche. Tous les vitraux de l’église datent du XIXe siècle. Ils remplacent ceux qui ont été détruits en 1708 lors de l’incendie qui ravage la collégiale.

Couronnement de Notre-Dame

Vitrail du couronnement de la basilique Notre-Dame du Folgoët.
Vitrail du couronnement.

1889
Verrier : Hirsch
Vitrail

Ce grand vitrail de la chapelle sud évoque les fêtes du couronnement de Notre-Dame du Folgoët, le 8 septembre 1888. Devant une foule immense, estimée à 60 000 personnes, Mgr Freppel, évêque d’Angers et député du Finistère, y prononce un panégyrique de Notre-Dame. Les principaux acteurs sont représentés sur ce vitrail.

Fontaine

XVe siècle
Granit et kersantite
Placître

Cette fontaine où, selon la légende, Salaün aimait se baigner, se trouve derrière le chevet de l’église, sous la grande rosace, et a sa source sous le maître-autel. Le bassin est surmonté d’une arcade à triple voussure parsemée de choux frisés et couronnée d’un fleuron gothique. Depuis 1840 environ, une statue représentant la Vierge assise, datant du XVe siècle, se tient sous cette arcade. Le jour du pardon, le 8 septembre, les jeunes filles venaient autrefois jeter des épingles dans la fontaine. Si l’épingle flottait, c’était signe qu’elles se marieraient dans l’année.

Calvaire

XVe siècle
Granit et kersantite
(H. : 6m)
Placitre

La croix de ce calvaire, a fût écoté, est entourée d’une pietà de la seconde moitié du XVIe siècle, de deux groupes de saintes femmes géminées et du cardinal de Coetivy. Le massif architecturé octogonal, du XVe siècle, comprend un banc en pierre, un soubassement de deux degrés et une base à moulures prismatiques. Une croix et plusieurs sculptures lui ont été ajoutées par la suite. L’ensemble, très endommagé pendant la Révolution, se dresse devant la façade sud de l’église.

Groupe du cardinal de Coetivy

Vers 1455
Kersantite
Calvaire

Le cardinal Alain de Coetivy est représenté sur le socle de ce calvaire, accompagné de son patron en évêque. Né le 8 novembre 1407 au manoir de Coatlestrémeur, à Plounéventer, il est le deuxième fils de Catherine Du Chastel et d’Alain de Coetivy, tué au siège de Beuvron en 1453. Entré dans les ordres, il est à peine âgé de 30 ans en 1437 quand le pape Eugène IV le nomme évêque à Avignon, où il restaure à ses frais le palais épiscopal. En 1440, il est nommé conseiller du roi Charles VII, puis, en 1448, devient cardinal de Sainte-Praxède, à Rome. Le pape Calixte III, dont il a favorisé l’élection, le charge de plusieurs missions en France, en qualité de légat. Il est l’un des principaux mécènes de la collégiale Notre-Dame du Folgoët ainsi que de l’église de Trémaouézan. Cette statue est probablement réalisée entre 1454 et 1456, période à laquelle il effectue plusieurs voyages en Bretagne en vue de la canonisation de Vincent Ferrier. Alain de Coetivy meurt à Rome le 22 juillet 1474, avec le titre d’évêque de Sabine, et il est inhumé à Sainte-Praxède.

Visite virtuelle de la basilique du Folgoët

Une visite virtuelle de la basilique notre-Dame du Folgoët. N’hésitez pas à mettre en plein écran pour profiter de la visite.

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