Le Folgoët est une commune rurale du département du Finistère. Elle se trouve à 32 km au nord est de la ville de Brest dans le pays du Léon.
Mise à jour le 02/05/2026.
■ Sommaire
■ Des informations sur Le Folgoët
Département : Finistère
Arrondissement : Brest
Canton : Lesneven
Intercommunalité : Communauté Lesneven Côtes des Légendes
Pays historique : Le Léon
Pays traditionnel : Le Haut-Léon
Gentilé : Folgoétiens, Folgoétiennes ou Folgoatiens, Folgoatiennes
Population : 3 264 hab. (2021)
Densité : 334 hab./km²
Superficie : 9,77 km²
■ La mairie du Folgoët
Adresse : 9, Résidence du Verger, 29260 Le Folgoët
Position : 48.562134, -4.33429
Altitude : 67 m
Site internet : www.lefolgoet.fr
■ Communes limitrophes :
Saint-Frégant – Kernoués – Lesneven – Ploudaniel – Le Drennec – Lanarvily
■ Quelques cartes :
■ Toponymie
L’origine du nom du Folgoët vient du bas latin folum, feuillage, et du breton coat, bois. La signification serait « le bois du fou », en souvenir de Salaün ar Fol, qui aurait vécu dans le bois au XVIe siècle.
En breton, la commune se nomme Ar Folgoad.
■ Histoire de la commune du Folgoët
Le territoire est habité dès la préhistoire, mais son histoire est surtout marquée par la légende de Salaün, un simple d’esprit qui aurait vécu dans la forêt qui borde la commune.
En effet, initialement, Le Folgoët fait partie de la paroisse primitive de Plouevelleo et porte, au XIVe siècle, le nom d’Elestrec. Mais peu après la mort de Salaün, en 1360, une grande fleur de lis jaillit sur le tertre qui lui sert de tombeau, et ses pétales portent en lettres d’or les mots « Ave Maria », qu’il n’a cessé de répéter tout au long de sa vie.
Le duc de Bretagne, Jean V, décide alors de fonder sur ce lieu une chapelle collégiale dédiée à la Vierge. Cette dernière est construite au début du XVe siècle et attire de très nombreux pèlerins. Après que l’église paroissiale est détruite par la foudre, probablement au XVIe siècle, le service est transféré vers 1630 à Guicquelleau, qui donne alors son nom à la paroisse.
Mais au début du XIXe siècle, cette église se révèle trop petite. En 1829, la basilique devient donc église paroissiale, et la commune prend le nom du lieu, Le Folgoët.
■ Situation géographique
La position de la mairie du Folgoët. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.
■ Le patrimoine de la commune
La basilique Notre-Dame du Folgoët
Classé monument historique sur liste en 1840.
La construction de cette église collégiale est en partie financée par le duc de Bretagne Jean V. L’ensemble se compose de deux bâtiments en équerre, une nef de cinq tracées avec un chœur de deux travées à chevet plat, et une chapelle en aile, de deux travées. La tour nord abrite un grand clocher gothique du milieu du XVe siècle, surmonté d’une flèche ajourée et cantonnée de quatre clochetons, sur le modèle du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon. La tour sud, inachevée, est surmontée, à la fin du XVIe siècle, d’une campanile de style Renaissance. Incendiée en 108, l’église est immédiatement restauré, puis vendue sous la Révolution. Les paroissiens la rachètent ensuite en 1810, et elle devient église paroissiale en 1829.
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L’ancien prieuré
Classé monument historique sur liste en 1889.
Ce manoir gothique porte sur sa façade les armoiries de Jean de Kergoal, premier doyen du Folgoët, pour lequel il est bâti. La reine Anne de Bretagne y aurait séjourné lors de son second voyage dans la commune, en 1505, et la chambre qu’elle aurait occupée porte toujours le nom de Kambr ar Rouanez, chambre de la reine. Au XIXe siècle, avant qu’il ne soit restauré pour abriter le presbytère, il ne reste de ce manoir que la façade et les deux tours, octogonale à l’est, à pan coupé à l’ouest.
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Le manoir de Guicquelleau
À l’origine, ce manoir est encadré de deux ailes, mais il reste de celle de gauche qu’une trace d’arrachement formant contrefort sur la tourelle d’escalier. Il est connu pour la personnalité d’un de ses seigneurs, Jehan Marchec, célèbre pour ses nombreux actes de banditisme. Entre 1514 et 1527, celui-ci fait de nombreuses victimes, de toutes conditions, gentilshommes, prêtres ou roturiers. Il ose même s’attaquer à la garde personnelle du roi François 1er lorsque ce dernier passe à Lesneven en 1518. il est finalement arrêté et condamné le 17 février 1527, pour avoir assassiné, le 15 janvier de la même année, son voisin et suzerain, le baron Henri de Penmarc’h, à la suite d’un banquet. Le tribunal de Lesneven le fait décapiter sur la place de la ville.
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La chapelle Saint-Vellé
Inscrit monument historique le 07/10/1975
Cette ancienne chapelle privée du manoir de Guicquelleau devient église paroissiale lorsque celle d’Elestrec est détruite par la foudre au XVIe siècle. Bien qu’agrandie pour l’occasion, l’édifice est rapidement jugé trop petit et surtout trop excentré, à l’écart des voies de communication. En 1829, la collégiale Notre-Dame du Folgoët lui est donc préférée et il redevient simple chapelle. Le clocheton à deux chambres de cloches superposées est recouvert d’un dôme amorti par un lanternon.
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La chapelle des pardons
Dans cette chapelle de style néo-gothique, construite sur l’esplanade près de l’église, sont célébrés les offices du grand pardon annuel du 8 septembre. Au XVIIe siècle, c’est l’un des plus importants de tout le Léon. Cet édifice remplace l’estrade de bois provisoire qui était installée auparavant chaque année. Celle-ci succédait à une plate-forme surplombant le portail ouest de la basilique, détruite pendant la Révolution.
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La statue de Mgr Freppel
Date : 1902
Sculpteur : Hernot
Matériau : Kersantite
Adresse : Route de Gorrekear
Ce monument est édifié à la mémoire de Mgr Freppel grâce à une souscription. Il représente le prélat, portant la mitre et la crosse, en train de prêcher au pied de Notre-Dame du Folgoët. Né à Obernai (Bas-Rhin) en 1827, Charles Émile Freppel est nommé évêque à Angers en 1869 et il y fonde l’université catholique. Élu député du Finistère en 1880, il siège à la chambre jusqu’à sa mort, survenue en 1891. Orateur d’une éloquence reconnue, il prononce un panégyrique mémorable lors des fêtes du couronnement de Notre-Dame du Folgoët, le 8 septembre 1888.
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