Ploudaniel est une commune rurale du département du Finistère. Elle se trouve à 26 km au nord est de Brest dans la pays du Léon.
Mise à jour le 15/05/2026.
■ Sommaire
■ Des informations sur Ploudaniel
Département : Finistère
Arrondissement : Brest
Canton : Lesneven
Intercommunalité : Communauté Lesneven Côtes des Légendes
Pays historique : Le Léon
Pays traditionnel : Le Haut-Léon
Gentilé : Ploudaniélois, Ploudaniéloises
Population : 3 775 hab. (2021)
Densité : 82 hab./km²
Superficie : 46,28 km²
■ La mairie de Ploudaniel
Adresse : Coatdaniel, 29260 Ploudaniel
Position : 48.536897, -4.312989
Altitude : 77 m.
Site internet : www.comune-ploudaniel.fr
■ Communes limitrophes :
Le Folgoët – Lesneven – Saint-Méen – Trégarantec – Plounéventer – Trémaouézan – Plouédern – Landerneau – Saint-Thonan – Kersaint-Plabennec – Le Drennec
■ Quelques cartes :
■ Toponymie
L’origine du nom de Ploudaniel vient de l’ancien breton ploe, paroisse, et de saint Daniel.
En breton, la commune se nomme Plouzeniel.
■ Histoire de la commune de Ploudaniel
Un camp protohistorique à éperon barré, dit camp de César, témoigne d’une occupation du territoire de Ploudaniel dès l’âge du fer. Il est entouré d’un mur datant de l’époque gauloise. Ploudaniel est une grande paroisse primitive, qui englobe initialement Saint-Méen, Trémaouézan et Trégarantec.
À l’époque féodale, les Du Poulpry et les Gouzillon dominent la vie paroissiale, puis les Barbier de Kerno leur succèdent. À la Révolution, la commune est rattachée au canton de Lesneven.
En 1902, la commune est l’un des principaux centre de résistance à l’expulsion des religieuses de leur école. Plus de 2 000 personnes se rassemblent et dressent des barricades, lorsque arrivent 250 soldats envoyés par le gouvernement Combes, mais le sénateur Pichon parvient à éviter l’affrontement.
Au XXe siècle, un important centre de recherche agronomique qui travaille principalement sur la pomme de terre, ainsi qu’une grande laiterie industrielle se développent dans la commune.

■ Situation géographique
La position de la mairie de Ploudaniel. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.
■ Le patrimoine de Ploudaniel
L’église Saint-Yves
Cette église paroissiale est conçue par l’architecte diocésain Joseph Bigot (1808-1894), et consacré le 16 septembre 1862. Elle est d’abord dédiée à saint Guinien, ermite du VIIe siècle, compagnon de saint Arnec et frère du roi breton Judicaël, avant de prendre saint Yves pour patron. Des vitraux historié représentent les scènes principales de la vie de ce saint, à qui l’évêque Arnec avait promis de céder tout le terrain qu’il pourrait parcourir en une nuit. Guinien prend alors un cheval et s’élance depuis la tour Saint-Éloi. Grâce à ce subterfuge aérien, il couvre toute la paroisse. Le clocher, élancé, à trois chambres de cloches et trois galeries, date de 1861.
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La chapelle Sainte-Pétronille
Cette chapelle se compose d’une nef de trois travées avec un bas-côté, un transept et un chœur. L’aile sud sert de sacristie, et le pignon ouest est surmonté d’un petit clocher-mur. Pétronille est le nom d’une sainte romaine, ayant vécu au temps de saint Pierre, dont elle serait la fille, mais c’est aussi, selon la tradition, celui de la sœur de saint Goulven, morte à la suite d’un accès de fièvre. Il se peut que l’une se soit substituée à l’autre, car la patronne de cette chapelle était invoquée contre les fièvres, nombreuses dans la région à cause de la présence de marais. Outre la statue de cette sainte, également appelée Périne ou encore Pérounel, en breton, la chapelle renferme une pietà, un groupe de sainte Anne et les statues de saint Yves, de saint Philomène et de sainte Apolline.
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La chapelle Saint-Éloi
Inscrit aux monuments historique le 03/06/1932.
Cette chapelle pourvue d’une nef de quatre travées avec un bas-côté et un chevet plat est surmonté d’un clocher de type léonard. Dédiée à saint Éloi, patron des forgerons et invoqué pour la protections des chevaux, la chapelle faisait l’objet, chaque 24 juin, d’un pèlerinage de chevaux. Celui-ci s’avérait d’autant plus important que l’élevage des chevaux était très développé dans la région. Les cavaliers devaient les mener saluer la statue du saint, qui se trouve à l’entrée du lieu de culte, puis leur faisaient faire trois fois le tour de l’édifice. Enfin, ils coupaient un peu de crin à leur monture et le déposaient en offrande devant l’autel. La sacristie porte l’inscription « kambr an run », qui signifie chambre du crin. Au voisinage de la chapelle se dresse un calvaire du XVIe siècle, orné d’une pietà et haut de 6,50 mètres.
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La croix du cimetière
Date : XIVe siècle
Matériaux : Granit et kersanton
Adresse : Cimetière communal
Sur un socle à petites griffes est implanté un fût en granit surmonté d’un nœud, orné de trois masques. Au dessus se trouve la croix en kersanton, dont les branches sont coiffées d’un dais en accolades. La face e la croix porte un crucifix. Sur le socle est posée une grande Vierge à l’Enfant en granit.
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Le manoir de Trébodennic
Du château primitif, ce manoir n’a conservé qu’un corps de logis Renaissance, orné d’une série de lucarnes à fronton courbe et une tourelle à cul-de-lampe. Construit pour Alain Du Poulpry, chanoine de Léon et conseiller au parlement de Bretagne, il devient résidence de la branche aînée des marquis du même nom, qui s’éteint vers 1780. Le manoir est ensuite vendu, et son nouveau propriétaire entreprend de l’abattre. Mais, au cours des travaux, ce dernier fait une chute mortelle depuis la tourelle, et les transformations sont interrompues. La famille Croc, qui le rachète plus tard et fait reconstruire l’aile détruite, avec, notamment, les deux tours carrées jumelles.
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La croix de Kermoalic
Date : XVe siècle
Matériau : Granit
Dimension : Hauteur 2,70 m.
Adresse : Lieu-dit Kermoalic
Cette croix se dresse sur un soubassement de deux degrés et un socle à griffes timbré d’un calice, ce qui signe un don d’ecclésiastique. Le fût à pans porte une croix dont les branches sont terminées par des fleurons carrés. Sur la face, un Christ en Croix est surmonté d’un dais. À côté de la croix se dresse une stèle gauloise, ce qui semble témoigner de la récupération d’un lieu de culte préchrétien.
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■ Le monument aux morts
■ Blason de la commune
Description
Coupé émanché de trois pièces : au premier de sinople chargé de trois fleurs de pommes de terre d’argent, boutonnées d’or, rangées en fasce, au second d’or au rencontre de cerf de sable.
Source : wikipedia.org
















