Loireauxence est une commune nouvelle du département de Loire-Atlantique. Elle se situe en Pays Nantais dans le Pays d’Ancenis. Elle se trouve à 13km à l’est de la ville d’Ancenis.

Mise à jour le 07/09/2022.

Des informations sur Loireauxence

Département : Ille-et-Vilaine
Arrondissement : Châteaubriant-Ancenis
Canton : Ancenis
Intercommunalité : CC du Pays d’Ancenis

Pays historique
: Le Pays Nantais
Pays traditionnel : Le Pays d’Ancenis

Gentilé
: Loireauxençois, Loireauxençoises
Population : 7 480 hab. (2019)
Densité : 63 hab./km²
Superficie : 118,28 km²

Adresse de la mairie
: 182, rue du Maréchal Foch, 44370 Loireauxence
Site internet : www.loireauxence.fr

Communes limitrophes : Vallons de l’ErdreLa Roche-BlancheVair-sur-LoireMontrelais

Toponymie de Loireauxence

Loireauxence est une commune nouvelle du département de Loire-Atlantique. Elle a été crée le 1er janvier 2016. Elle rassemble les anciennes communes de Belligné, La Chapelle-Saint-Sauveur, La Rouxière et Varades.

Toponymie de Belligné

L’origine du nom vient de l’anthroponyme gallo-romain, Belinius, qui pourrait être dérivé de Belenus, dieu gaulois solaire et guérisseur, autre nom du dieu celtique Lug, d’après les mythologues.

En breton, la commune se nomme Belenieg.

Toponymie de La Chapelle-Saint-Sauveur

L’origine du nom : ancienne trêve de Montrelais, elle prend le nom de la chapelle Saint-Sauveur.

En breton, la commune se nomme Chapel-ar-Salvier.

Toponymie de La Rouxière

L’origine du nom vient probablement du germanique raus, roseau, avec le suffixe aria, le lieu où poussent les roseaux.

En breton, la commune se nomme Kerrouz.

Toponymie de Varades

L’origine du nom : une explication traditionnelle rattachait Varades à une racine celte, var ou vair, désignant l’eau. Les dernières recherches étymologiques attribuent à Varades une origine bretonne. Les formes Varethda, attestées en 1050, et Varesda, en 1066, conduisent au breton gwarez-da, la bonne défense, nom qui traduit l’importance stratégique du site, sur lequel les Bretons ont édifié une forteresse.

En breton, la commune se nomme Gwared.

Histoire des communes de Loireauxence

Hitoire de la commune de Belligné

À l’extrême limite du Massif armoricain, Belligné présente un aspect bocager dont le remembrement a modifié le maillage. Le site de Beausoleil, le plus élevé de la région, culmine à 94 mètres. Dès l’époque gallo-romaine s’implante une industrie verrière, qui cesse après la Révolution. Au XIIe siècle, la paroisse de Belligné fait partie des possessions de l’église de Nantes, et, à la fin du même siècle, le seigneur André de Varades fait une donation pour aider à la construction de son église.
À la fin du XIIIe siècle, la forêt de Béligné, aujourd’hui complètement disparue, fait l’objet d’une contestation entre les seigneurs d’Ancenis et de Châteaubriant, qui se soumettent à l’arbitrage de l’abbé Yves, de La Meilleraye. Au XVe siècle, comme toutes les châtellenies environnantes, celle de Belligné est sous la domination des barons d’Ancenis.
Les grandes épidémies qui ravagent le diocèse de Nantes du XVIe au XVIIIe siècle n’épargnent pas Belligné, où l’on compte 139 décès lors de la peste de 1707. À la veille de la Révolution, la paroisse compte environ 2 400 communiants. Au XIXe siècle, deux foires annuelles s’y tiennent, le 22 mai et le 9 août. Six moulins, dont ceux du Moulin-Blanc, de Lasseron, du Haut-Rocher et de La Gallerie, sont alors en activité.
La commune est essentiellement agricole mais un artisanat de cuir et une entreprise de récupération et de traitements des plastiques s’y sont installés.

Histoire de la commune de La Chapelle-Saint-Sauveur

Jusqu’à la Révolution, La Chapelle-Saint-Sauveur dépend de la paroisse de Montrelais, dont elle n’est qu’une chapelle. Son existence est attestée dès 1196, par une donation du seigneur André de Varades à l’église de la chapelle de Montrelais. Au XVIIe siècle, cette chapelle dépend de l’abbaye bénédictine de Bordeaux.
Érigée en paroisse en 1767, La Chapelle-Saint-Sauveur devient une commune autonome pendant la Révolution, époque à laquelle elle compte 900 habitants. Elle est baptisée civilement Lauréole durant quelques années, d’après le nom d’une plante attribué dans le calendrier républicain au jour correspondant au 20 janvier.
L’exploitation des mines de charbon par la compagnie des mines de Mouzeil-Montrelais favorise la prospérité de la commune, qui compte jusqu’à 1 345 habitants en 1836. Après la fermeture des mines au début du XXe siècle, la commune devient essentiellement agricole et compte dans les années 1960 encore plus de 800 exploitations. Avec le remembrement de 1 200 hectares et la tendance au regroupement des exploitations, il n’en reste guère plus de 25 aujourd’hui.
Une des dernières minoteries de la région, où l’on moud de la farine panifiable, appartient à la même famille depuis plus de 200 ans.

Histoire de la commune de La Rouxière

La commune est situé sur un plateau qui domine la vallée de la Loire au nord d’Ancenis. Au XIIe siècle, La Rouxière est une trêve de Saint-Herblon, dont l’église mère est appelée Saint-Hermeland-de-la-Rouxière.
C’est à la châtellenie de Châteaufromont, propriété des ducs de Bretagne, que semble se développer la vie primitive de la paroisse médiévale. Avec son cimetière, la chapelle Saint-Jacques porte le nom de l’église de Châteaufromont et semble servir alors d’église paroissiale.
La Rouxière est érigée en paroisse au XVe siècle, sous le nom de Saint-Pierre-de-la-Petite-Rouxière. En 1790, La Rouxière est chef-lieu de canton, jusqu’en 1800. En 1872, la commune est amputée de 174 hectares qui sont rattachés à la commune de Maumusson.
Une activité industrielle se développe avec l’ouverture d’un four à chaux à La Grasserie, qui fonctionne de 1870 à 1895 et emploie alors une dizaine d’ouvriers, puis de 1896 à 1911, avec les mines de charbon de La Gautellerie. En 1898, une église néo-gothique remplace l’église édifié au XVIIe siècle.

Histoire de la commune de Varades

Des haches de pierre polie, des tessons de poteries, des débris de tuiles, des scories et des traces de forges attestent la présence humaine sur le territoire, au moins depuis le Néolithique puis à l’époque gallo-romaine.
Les Vikings, probablement attirés par la riche abbaye de Saint-Florent, y établissent au IXe et Xe siècles un camp retranché qui leur sert de base pour remonter le cours de la Loire. L’existence du camp est avérée par les photographies aériennes.
Aux XIe et XIIe siècles, les seigneurs de Varades y édifient pour le compte des ducs de Bretagne une motte féodale puis un château fortifié. Une verrerie est construite en 1787, selon les plans les plus modernes, puisqu’il semble qu’elle était rigoureusement conforme aux plans de l’Encyclopédie.
Le bourg retrouve un rôle stratégique lors de la virée de Galerne puisque c’est là, entre Varades et Saint-Florent, que l’armée vendéenne franchit le fleuve en 1793. La chouannerie s’y poursuit jusqu’en 1832.
Le XIXe siècle est une période d’essor économique qui profite successivement de la Loire, voie navigable, de la voie de chemin de fer, puis des ponts. Ceux-ci sont détruits en 1940 pour retarder la progression des Allemands.

Situation géographique

Catégories : CommunesLoire-Atlantique