Vallons-de-l’Erdre est une commune nouvelle du département de Loire-Atlantique. Elle se situe en Pays Nantais dans la Pays d’Ancenis. Elle se trouve à 20 km au nord de la ville d’Ancenis.

Mise à jour le 07/09/2022.

Des informations sur Vallons-de-l’Erdre

Département : Loire-Atlantique
Arrondissement : Châteaubriant-Ancenis
Canton : Ancenis
Intercommunalité : CC du Pays d’Ancenis

Pays historique
: Le Pays Nantais
Pays traditionnel : Le Pays d’Ancenis

Gentilé
: Valonais, Valonnaises
Population : 6 480 hab. (2019)
Densité : 34 hab./km²
Superficie : 189,21 km²

Adresse de la mairie
: 18, avenue Charles-Henri-de-Cossé-Brissac, 44540 Vallons-de-L’Erdre
Site internet : www.vallonsdelerdre.fr

Communes limitrophes : Le PinLa Chapelle-GlainPetit-AuvernéGrand-AuvernéRiailléPannecéPouillé-les-CoteauxLa Roche-BlancheLoireauxence

Toponymie de Vallons-de-l’Erdre

Vallons-de-l’Erdre est une commune nouvelle crée le 1er janvier 2018. Elle est composée des anciennes communes de Bonnœuvre, Maumusson, Saint-Mars-la-Jaille, Saint-Sulpice-des-Landes, Vritz et Freigné qui se trouvait jusqu’alors dans le département du Maine-et-Loire.

Toponymie de Bonnœuvre

L’origine du nom vient probablement du latin Banouvrium, bonne œuvre.

En breton, la commune se nomme Banvre.

Toponymie de Maumusson

L’origine du nom vient de mauvaise musse, mauvais chemin, ou de mauvais buisson.

En breton, la commune se nomme Malvegon.

Toponymie de Saint-Mars-la-Jaille

L’origine du nom vient du celte Marzs; frontière, ou de saint Médard, évêque de Noyon, patron de la paroisse à la fin du XIe siècle, et de Jaille, nom des seigneurs du lieu au XIIIe siècle.

En breton, la commune se nomme Sant-Marzh-an-Olivenn.

Toponymie de Saint-Sulpice-des-Landes

L’origine du nom vient du nom des religieux de Saint-Sulpice-des-Landes qui tenaient l’église Sainte-Marie-des-Landes au XIIe siècle.

En breton, la commune se nomme Sant-Suleg-al-Lanneier.

Toponymie de la commune de Vritz

L’origine du nom vient du latin veris, le printemps, l’espérance.

En breton, la commune se nomme Gwerid.

Histoire des communes de Vallons-de-l’Erdre

Histoire de la commune de Bonnœuvre

Dès 1013, il est question d’un prieuré appartenant aux moines de Saint-Florent-le-Vieil. Le 5 juillet 1073, la possession de l’église du prieuré de Saint-Martin-de-Bonnœuvre est confirmé aux moines de Saint-Florent, par l’évêque de Nantes, Quiriac.
En 1742, date où meurt le dernier régulier, la paroisse est administrée par des prêtres séculiers qui portent le titre de prieurs-barons, puisque le prieuré est une baronnie, avec droit de moyenne et basse justices, rentes féodales, garenne et pigeonnier. Ce qui signifie qu’avant la Révolution, Bonnœuvre dépendait de l’administration du clergé.
En 1794, une colonne républicaine de 2 000 hommes environ, venue d’Ancenis, attaque une troupe de chouans cantonnés dans le bois de La Renardière à Bonnœuvre. Les Bleus laissent une centaine de morts sur le terrain alors que les pertes chouannes sont insignifiantes.

Histoire de la commune de Maumusson

En 1104, l’église paroissiale est confirmée aux moines de Sant-Florent-le-Vieil. À cette époque, le territoire de Maumusson est le siège de petites seigneuries. Parmi elles, la seigneurie de La Motte, la plus importante, confère à son possesseur le titre de seigneur de Maumusson avec haute, moyenne et basse justices.
Elle relève de la Motte-Glain et en 1701, est réunie à celle de Saint-Herblon, pour former le marquisat de Châteaufromont. Quand vers 1740, la famille de La Ferronnays devient propriétaire de La Motte, celle-ci redevient seigneurie sous la dépendance de Saint-Mars-la Jaille.
La marquise de Sévigné y séjourne en 1658, se plaignant des cuisantes piqûres des puces. D’Artagnan es ses mousquetaires y sont également reçus en attendant Louis XIV, venu à Nantes présider la session des états de Bretagne et arrêter Fouquet en 1661.
Pendant la Révolution, les bois de Maumusson, refuge des chouans, sont le théâtre de nombreux combats. En 1815, pendant les Cent-Jours, les royalistes y perdent quelques hommes. En 1872, le territoire de Maumusson est augmenté d’une partie de celui de La Rouxière.
Sur les cinq moulins qui tournaient sur les coteaux de la commune au début du XXe siècle, trois subsistent encore. L’exode rural a touché Maumusson qui demeure une commune à économie agricole, fondée sur la culture et l’élevage.

Histoire de la commune de Saint-Mars-la-Jaille

Quelques haches de pierre polie témoignent d’une implantation humaine très ancienne dans les marais bordés de forêt qui occupaient alors la région. La présence romaine est attestée par des débris de fours ronds et des creusets enduit de matières vitrifiées découverts en 1885 à Vivelle, preuve de l’existence d’une verrerie romaine assez importante.
La famille de Mars, premier seigneur de Saint-Mars au XIe siècle, est remplacée au XIIe siècle par les Vritz puis au XIIIe siècle par les La Jaille. Yvon XII de La Jaille érige vers 1334 une forteresse très importante réputée imprenable. Elle est pourtant prise en 1595, lors des guerres de la Ligue par Pierre de la Touche, seigneur de Malaguet, capitaine huguenot, qui, déguisé en femme, réussit à faire baisser le pont-levis et à prendre le château qui avait pris parti pour le duc de Mercœur. Démantelé par ordre de Richelieu, le château devient inhabitable.
Le nouveau seigneur de Saint-Mars, Ferron de La Ferronnays, héritier de 10 000 hectares répartis sur huit communes, fait édifier en 1774 un château moderne. À son retour d’exil en 1816, le marquis de La Ferronays retrouve son château en ruine, mis à mal par la Révolution. Il le transforme et le répare au milieu du XIXe siècle. Il n’en reste que les dépendances.
Saint-Mars-la-Jaille a cherché à se développer dès le XIXe siècle, en maîtrisant son urbanisme et son industrialisation. Les Établissements Braud sont créés en 1898 et les industries alimentaires se sont développées après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Histoire de la commune de Saint-Sulpice-des-Landes

Au environ de l’an mille, la légende raconte que les habitants, surpris par un groupe de bandits de grand chemin qui met le village à feu et à sang, cachent leurs biens dans les bois existant autour de l’ancien bourg. C’est là qu’en 1151 les moines de Marmoutiers tiennent l’église Sainte-Marie-des-Landes avec les religieux de Saint-Sulpice-des-Landes.
Le monastère aurait été fondé par Robert d’Arbrissel ou l’un de ses compagnons qui prêchaient dans les forêts situées entre l’Anjou et la Bretagne. Moines et religieuses quittent le pays dans les années qui suivent. Peut-être est-ce au XIIIe siècle que la paroisse change de nom et devient Saint-Sulpice-des-Landes.
En 1272, elle appartient à Jeanne de Pannecé puis à la famille du Rougé jusqu’en 1415. Elle passe à la famille de Penhoët puis au Rohan jusqu’en 1637, avant d’être en possession des La Rochequairie. Saint-Sulpice-des-Landes qui dépend de la paroisse du Pin depuis 1497, est érigée en paroisse en 1798 et en commune à la Révolution. Elle fait à cette époque partie du canton de Vritz.
Rattachée au canton de Saint-Mars-la-Jaille, la commune de Saint-Sulpice-des-Landes, essentiellement agricole, doit son développement économique aux entreprises installées sur son territoire.

Histoire de la commune de Vritz

Les Romains s’installent le long de la voie romaine de Châteaubriant à Candé qui passe à proximité du bourg. Dès le XIe siècle, Vritz est titré de châtellenie, morcelé en de nombreux fiefs ou juridictions subalternes comme La cour de Préfouré, La Tesserie, La Ramée ou La Bouvraie.
En 1133 a lieu la fondation du prieuré, présenté par l’abbé de Toussaint d’Angers et desservi par un moine de cette maison. Les prieurs sont nommés « chanoine réguliers de saint Augustin ». Entre 1177 et 1192, le premier seigneur de Vritz, Olivier de Veris, fait plusieurs donations à l’abbaye de Melleray. En plus de l’église paroissiale qui date de 1660, deux chapelles existent à cette époque, celle du village de La Grée et celle de Préfouré, toutes deux détruites. En 1650, avec François de L‘Esponnière de Vris, grand chambellan de Gaston d’Orléans, Vritz s’élève au rang de baronnie.
Le territoire de Vritz situés aux limites de la Bretagne et de l’Anjou sert souvent aux faux-saniers qui font de la contrebande de sel malgré la répression des juges du Grenier à Sel de Candé. La Révolution accroît l’importance de Vritz en en faisant un chef-lieu de canton, sans doute à cause de son industrie ardoisière, considérable à cette époque. Cette industrie s’est désormais éteinte pour laisser la place à une économie agricole.

Situation géographique de la commune de Vallons-de-l’Erdre

Catégories : CommunesLoire-Atlantique