Brest est la plus grande ville du département du Finistère. C’est un important port militaire, la ville a été complètement reconstruite après la Seconde Guerre mondiale.

Mise à jour le 05/08/2022.

Des informations sur Brest

Département : Finistère
Arrondissement : Brest
Canton : Brest-1, Brest-2, Brest-3, Brest-4, Brest-5
Intercommunalité : Brest Métropole

Pays historique
: Le Léon
Pays traditionnel : Le Bas-Léon

Gentilé
: Brestois, Brestoises
Population : 139 926 hab. ( 2019) – 140 064 hab. (2017)
Densité : 2 826 hab./km²
Superficie : 49,51 km²

Adresse de la mairie :
2, rue Frezier – 29200 Brest
Site internet
: www.brest.fr

Communes limitrophes : PlouzanéGuilersBoharsMilizac-GuipronvelBourg-BlancGouesnouGuipavas

Quelques cartes
Carte de la Bretagne Carte du département du Finistère (29) en Bretagne. Carte du département du pays historique du Léon en Bretagne.
fleche verte Voir toutes les cartes.

Toponymie de Brest

Au XIe siècle, elle s’appelait en latin Bresta super Caprellam, c’est-à-dire en français « Brest-sur-Chevrette » ; la Chevrette désignant la rivière Penfeld. Plusieurs hypothèses prévalent quant à l’origine de son nom. Pour certains, son nom en français proviendrait du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest, « la pointe du château ».
Pour Hervé Abalain, dans son nom, qui n’est pas directement traduisible en français, on retrouverait l’élément bre, fréquent en toponymie bretonne et qui signifie « mamelon, colline, mont ».
Il trouve également ses racines en gaulois dans le mot brista signifiant « combat » en français et dit brezel en breton, signifiant « guerre ».
Une étymologie populaire ferait dériver Brest du nom d’un roi Bristok ou Bristocus du Ve siècle mentionné dans la Vie de saint Rioc.

En breton, la ville de Brest se nomme Brest.

Histoire de la ville de Brest

Dès l’Antiquité, le territoire de Brest apparaît étroitement lié à la fonction militaire : sur un éperon rocheux dominant l’embouchure de la Penfeld, le pouvoir romain implante, à la fin du IIIe siècle, une forteresse capable de résister aux assauts des pirates. Le site suscite la convoitise du duc de Bretagne Jean 1er qui l’achète au vicomte de Léon en 1239.

Au cours de la guerre de Cent ans, le château devient un enjeu pour les belligérants. Au XVIe siècle, les gouverneurs le maintiennent dans la mouvance légaliste face aux ligueurs alliés aux Espagnols, débarqués à Camaret. Les quelques 1 500 habitants sont récompensés de leur fidélité par Henri IV qui, en 1593, leur accorde le droit de bourgeoisie.

Toutefois, Brest, en tant que ville, ne naît qu’au XVIIe siècle, sous l’impulsion de Richelieu, puis de Colbert, qui décident d’implanter un grand arsenal de marine dans le havre de la Penfeld. Vauban, chargé de fortifier le port naissant, est enthousiasmé par le site. En 1681, pour favoriser la croissance de la ville nouvelle, Louis XIV crée une véritable administration municipale, unissant les populations des deux rives, Brest et Recouvrance, étoffant la municipalité, installant foires et siège de justice. Dès lors, et tout au long du XVIIIe siècle, Brest connaît un essor remarquable comme en témoigne la croissance démographique : 15 000 habitants en 1710, 30 000 en 1789.

Sur les rives de la Penfeld, et aux prix de grands travaux, les bâtiments de l’arsenal sont élevés. À l’intérieur de l’enceinte fortifiée, les espaces vides se lotissent, ponctués de quelques édifices publics. Le port, d’où partent des escadres commandées par des chefs prestigieux, où s’embarquent de grands explorateurs, est devenu le principal pôle de l’activité militaire et scientifique du royaume. La ville accueille avec faveur les idées nouvelles et constitue un bastion révolutionnaire isolé dans le Léon. Toutefois, après cette période, la fin d’une politique maritime ambitieuse à l’Ouest la plonge dans un marasme durable.

Sous la monarchie de Juillet, le port reprend vie, mais la « belle époque » brestoise coïncide avec le second empire, en raison de la faveur que Napoléon III accorde aux civils : la construction d’un pont, la création d’un port de commerce et la liaison ferroviaire avec Paris sont autant de bienfaits qui permettent à l’empereur d’être accueilli triomphalement en 1858. Cette modernisation, dont l’arsenal bénéficie également contribue à une nouvelle augmentation de la population qui s’étend au-delà des remparts. La dépendance vis-à-vis de la politique militaire nationale, l’absence d’industries, l’isolement géographique font des années 1880-1914 une période très contrastée : festivités multiples et grandes grèves, ambitions transatlantique et crise du fret.

La Première Guerre mondiale donne une nouvelle impulsion à la ville. De 1917 à 1919, Brest est l’un des principaux ports de transit des troupes américaines, plus d’un million de soldats y passent dans chaque sens.

La ville connaît de grandes difficultés lors du second conflit mondial. Occupée dès le 19 juin 1940, régulièrement bombardée par les Anglais soucieux de détruire les croiseurs puis les sous-marins allemands basés dans l’arsenal, elle est finalement anéantie en septembre 1944. La reconstruction, liée à l’arasement du site, dure près de quinze ans. En 1945, le territoire brestois s’est accru de celui de trois communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon.

Le château et l'arsenal de Brest. Carte postale des années 1900.
Le château et l’arsenal de Brest. Carte postale du début des années 1900.

Galeries photos

Une première série de cartes postale de Brest dans les années 1900.
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Blason de la ville de Brest

Blason de la ville de Brest.
Blason de la ville de Brest.

Description
Parti d’azur à trois fleurs de lis d’or et d’hermine plain ou Parti de France et de Bretagne.
Source : wikipedia.org






Brest en vidéo

Une vidéo de Brest au début des années 1900.

Situation géographique

Catégories : Non classé