Bon-Repos-sur-Blavet est une commune nouvelle du département des Côtes d’Armor. Elle regroupe les communes de Laniscat, Perret et Saint-Gelven.

Des informations sur Bon-Repos-sur-Blavet

Département : Côtes d’Armor
Arrondissement : Guingamp
Canton : Rostrenen
Intercommunalité : CC du Kreiz-Breizh

Pays historique
: La Cornouaille
Pays traditionnel : Le Pays Fanch

Gentillé : Laniscatais, Laniscataises
Population : 1 271 hab. (2017)
Densité : 24 hab./km²
Superficie : 53,91 km²

Adresse de la mairie : 2 place de l’Église – Laniscat, 22570 Bon Repos sur Blavet
Mairie déléguée de Perret : 15 Rue  du Kreiz-Ker – Perret, 22570 Bon Repos sur Blavet
Mairie déléguée de Saint-Gelven : 4 Grande Rue – Saint-Gelven, 22570 Bon Repos sur Blavet

Site internet : www.bonrepossurblavet.bzh

Toponymie de Laniscat

L’origine du nom vient du breton lann-ar-gat, la lande où abonde le lapin, ou de lann, ermitage, et du religieux Escat, qu’on retrouve dans Plouescat.

En breton, la commune se nomme Lanniskad.

Toponymie de Perret

Penret, nom utilisé jusqu’au XVIe siècle, est formé de pen, la tête, et ret, le cours d’eau ; le bourg est effectivement situé à la naissance du ruisseau des Salles.

En breton, la commune se nomme Perred.

Toponymie de Saint-Gelven

L’origine du nom vient d’un ancien saint breton proche de Juvénal, peut-être Iunan.

En breton, la commune se nomme Sant-Jelven.

Histoire de Laniscat

Les trois allées couvertes de Canac’h-Laëron témoignent non seulement d’une occupation humaine dès le Néolithique, mais aussi d’une certaine densité de population. L’atelier de haches polies de Plussulien, tout proche, est à l’époque en pleine activité. Les prospections aériennes et les fouilles révèlent plusieurs constructions datant de l’époque gallo-romaine.

Sous l’Ancien Régime, Laniscat constitue, avec ses trois trèves de saint Guelven, saint Igneaux, et Rosquelfen, une des plus importantes paroisses du diocèse de Quimper.

En 1719, les habitants de Laniscat déclenchent une « grève de l’impôt ». L’intendant de Bretagne y envoie une colonne de cent vingt hommes mais l’affaire se règle sans effusion de sang. À la Révolution, Laniscat, qui compte 4 000 habitants, est érigé pour une dizaine d’années en chef-lieu de canton.

En 1850, la commune est démembrée par le détachement de Saint-Igneaux et de Saint-Gelven. Lors de la Libération de 1944, des convois allemands subissent de nombreuses attaques de la part des maquisards locaux.

Carte postale de Laniscat.
Carte postale ancienne de Laniscat.

Histoire de Perret

La commune, en partie enclavée dans la forêt de Quénécan, présente des traces d’occupation – stèle gauloise et borne romaine-, remontant à l’antiquité. Perret est déjà cité en 871, dans une notice du cartulaire de Redon : le roi de Bretagne en personne, Salomon, y délimite le territoire qui est donné à l’abbaye Saint-Sauveur-de-Redon ; cet acte est signé dans le château des Forges des Salles, dont il reste des vestiges (Morbihan).

Au XIIIe siècles, ce château est devenu une résidence des vicomtes de Rohan dans leur châtellenie de Gouarec ; c’est de là que le vicomte Alain, en 1232, fait une donation à l’abbaye de Bon-Repos.

Le bourg de Perret a une certaine importance, car Marguerite de Rohan obtint pour lui du roi de France, en 1665, un marché hebdomadaire, et six foires annuelles. À la fin de l’Ancien Régime, Perret est une succursale de la paroisse de Silfiac, dans le diocèse de Vannes. En 1790, toutes deux deviennent des communes, l’une rattachée au Morbihan, et l’autre aux Côtes-du-Nord.

En 1816, sont construits la fonderie et le haut-fourneau des Forges des Salles, qui fonctionnent jusqu’en 1874, alimentées en énergie par le bois de la forêt de Quénécan. Malgré son passé vannetais, Perret offre un visage très différent de Lescouët et Mellionnec : il constitue, avec Sainte-Brigitte et une partie de Plélauff, un petit terroir particulier appelé Kost-ar-C’hoët, le bord de la forêt. Jusqu’en 1950, il conserve des traditions très particulières dans les domaines du vêtement, de la musique, du langage, et surtout de la danse.

Histoire de Saint-Gelven

Quand Alain III, vicomte de Rohan, et sa femme Constance fondent en 1184 l’abbaye cistercienne de Bon-Repos, ils octroient aux moines un domaine comprenant six fermes ainsi que le droit d’établir sur le Blavet des pêcheries, des écluses et des moulins. Saint-Guelven, trève de la paroisse de Laniscat, se développe à partir de l’abbaye.

Pendant la Révolution, les moines sont chassés de l’abbaye de Bon-Repos, qui est transformée en manufacture de toile. La commune devient indépendante en 1850. Au XIXe siècle, les ardoisières sont exploitées. Le paysage est modifié en 1923 par le barrage de Guerlédan, qui noie la vallée du Blavet.

Situation géographique

Catégories : Non classé