Landivisiau est une commune du département du Finistère. Elle se trouve à 22 km à l’ouest de la ville de Morlaix dans le pays du Léon.

Mise à jour le 02/06/2026.


■ Sommaire


■ Des informations sur Landivisiau

Département : Finistère
Arrondissement : Morlaix
Canton : Landivisiau
Intercommunalité : CC du Pays de Landivisiau

Pays historique : Le Léon
Pays traditionnel : Le Haut-Léon

Gentilé
: Landivisiens, Landivisiennes
Population : 9 192 hab. (2021)
Densité : 484 hab./km²
Superficie : 18,98 km²

La mairie de la commune de Landivisiau dans le Finistère.

■ La mairie de Landivisiau
Adresse : 19 Rue Georges Clemenceau, 29400 Landivisiau
Position : 48.509277, -4.068685
Altitude : 85m
Site internet
: www.landivisiau.fr

Communes limitrophes :
PlougourvestPlouvornGuiclanLampaul-GuimiliauLoc-EguinerBodilis

Quelques cartes :

Carte de la Bretagne Carte du département du Finistère (29) en Bretagne. Carte du département du pays historique du Léon en Bretagne.
fleche verte Voir toutes les cartes.


■ Toponymie

L’origine du nom de Landivisiau vient de breton lan, ermitage, monastère, et de saint Tivisiau.
En breton, la commune se nomme Landivizio.


■ Histoire de la commune de Landivisiau

De multiples vestiges de la préhistoire ont été mis au jour sur le territoire de Landivisiau. L’agglomération paraît devoir sa naissance à la création d’un établissement monastique au cours du haut Moyen âge.
Elle reste une trève de Plougourvest jusqu’en 1792, même si la juridiction de Daoudour quitte rapidement l’ancien château du bois de Coatmeur pour s’installer au « bourg trévial ». La première mention de Landivisiau remonte à 1292. Sa juridiction couvre alors les paroisses de Plougourvest, de Plouvorn, de Guiclan, de Guimiliau, de Plougar et de Pleyber-Saint-Thégonnec, avec leurs trèves.
En plein cœur du pays toilier, Landivisiau bénéficie d’une prospérité durable. La trève souffre néanmoins de la guerre de Succession de Bretagne et de celle de la Ligue puis, en 1675, de la révolte dite du Papier Timbré.
Avec trente-sept autres communes de France, le conseil municipal refuse la constitution de l’an III, et Guillaume le Roux, avec vingt-quatre autres administrateurs du Finistère, est guillotiné le 20 mai 17894, à l’âge de 29 ans.
Au XIXe siècle, Landivisiau continue son expansion, se dotant de halles en 1821, d’un champ de foire en 1837, d’une maison d’école en 1838. Vers 1840, un plan d’urbanisme devenu nécessaire, entraîne l’arasement de plusieurs îlots de maison et le déplacement du cimetière et de l’ossuaire pour permettre la création des places de l’église et des halles.
La toile se tisse de plus en plus dans les petites filatures qui, en 1849, se regroupent à Landerneau pour former la Société linière.
Des blanchisseries côtoient des corderies. Déjà prospères avant la révolution, les tanneries de Landivisiau et des environs emploient un personnel nombreux. Mais la ville est surtout connue par l’élevage du cheval et les grandes foires qui attirent des acheteurs de l’Europe entière, élevage peu à peu remplacé par celui du porc.
Après le Seconde guerre mondiale, les activités se diversifient ou se modernisent, en partie grâce à la création de deux zones industrielles et artisanales.
En 1956, Landivisiau s’est agrandi de 257 hectares au détriment de Bodilis. L’implantation de la base aéronavale en 1964 a amené la construction d’une cité Marine, et de nouveaux quartiers se sont urbanisés.

La place et l'église Saint-Thuriau dans le bourg de Landivisiau au début des années 1900.
La place et l’église Saint-Thuriau de Landivisiau. Carte postale du début des années 1900.

■ Situation géographique

La position de la mairie de Landivisiau. N’hésitez pas à naviguer sur cette carte pour faire de belles découvertes en Bretagne.


■ Le patrimoine de la commune


L’église Saint-Thivisiau

L'église Saint-Thivisiau sur la commune de Landivisiau.
La nef de l'église Saint-Thivisiau sur la commune de Landivisiau.

Dates : 1554-1864
Architecte : Puyo
Matériaux : Granit et kersantite

Logo monunents historiques Classé monument historique partiellement le 21/02/1914.
L’église actuelle, consacrée le 21 février 1865, a remplacé l’édifice précédent, lequel menaçait de s’écrouler après que l’on avait « par souci esthétique » scié les entraits à engoulants qui en contrôlaient l’écartement des murs. De l’ancienne église qui avait été agrandie en 1663, seuls ont été conservés le porche sud et le clocher-porche, datant de 1590 et accolé au reste de l’édifice. Une statue de saint Jean-Baptiste, datée de 1557, y a été placée.
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La fontaine Saint-Thiviziau

La fontaine Saint-Thiviziau sur la commune de Landivisiau.

Date : XVIe siècle
Matériaux : Granit et kersantite
Adresse : Rue Saint-Thiviziau

Logo monunents historiques Classé monument historique le 21/02/1914.
Dix panneaux de style gothique flamboyant décorent le mur au-dessus de cette fontaine. Selon le chanoine Abgrall, ils représentent une religieuse en prière, un moine en prière tenant un livre, un ange portant la couronne d’épines, une religieuse et un moine en prière, un autre moine tenant un chapelet et s’appuyant sur un bâton, une religieuse les bras croisés sur la poitrine, un ange portant un écusson, et la Trinité. Les panneaux proviennent du tombeau de François de Tournemine, seigneur de Coëtmeur, et de sa femme Renée de Saint-Amadour, datant du milieu du XVIe siècle. Une statue du même personnage est accolée au pignon de la mairie de Tréflaouénan, et son gisant à la mairie de Saint-Pol-de-Léon.
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L’hôtel des impôts

L'hôtel des impôts sur la commune de Landivisiau.

Date : 1848
Matériau : Granit
Adresse : Rue du Général de Gaulle

Lors de l’élaboration du plan d’urbanisme du centre de Landivisiau autour de 1840, la construction d’une mairie est décidée. Le premier projet se situe au nord de l’église, dans le prolongement d’une maison d’asile, elle-même en gestation depuis de nombreuses années. Finalement, en mai 1846, une occasion d’achat d’un terrain permet l’édification de la maison commune, abritant aussi la justice de paix, dont l’inauguration a lieu en août 1848. c’est un bâtiment carré dont la façade ornée d’un balcon à l’étage, est en pierre de taille. Siège de la Kommandantur sous l’occupation allemande, l’édifice est désormais l’hôtel des impôts, depuis la construction d’un nouvel hôtel de ville au champ de foire.
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Le lavoir Saint-Thiviziau

Le lavoir Saint-Thiviziau sur la commune de Landivisiau.

Date : vers la fin du XIXe siècle
Matériau : Fer
Adresse : Rue Saint-Thiviziau
Ce lavoir à charpente métallique, restauré à l’identique, permet d’accéder à l’espace Xavier Grall et fait ainsi le trait d’union entre la fontaine Saint-Thiviziau du XVIe siècle et la statue du poète landivisian du XXe siècle.
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Le manoir de Créac’h-Quélen

Le manoir de Créa'h-Quélen sur la commune de Landivisiau.

Date : Année 1920
Matériau : Granit
Adresse : Créac’h-Quélen

Un premier manoir était probablement implanté plus au nord, à proximité de l’ancien « château » et de la rue de la Citadelle où est traditionnellement situé le siège de Daoudour-Coatmeur. La première mention des Prigent, seigneurs de Créac’h-Quélen, date de la réformation de 1427, et Jean Prigent, chancelier de Bretagne, est évêque du Léon de 1436 à 1439, puis de Saint-Brieuc de 1450 à sa mort en 1472. Vers 1755, Yves Kermarrec, marchand de toile, achète le domaine de Créac’h-Quélen. Son fils Jacques-Jérôme, devient maire de Landivisiau, et sa fille Marie-Françoise, belle-fille du député Guy Le Guen de Kerangall. Une partie du manoir est loué à M. Boudier, futur beau-père d’Émile Souvestre. Le manoir actuel a été bâti par la famille Tréanton au-dessus de l’usine de colle et de teillage de lin qu’elle a construit dans le vallon.
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Le monument aux morts

Le monument aux morts sur la commune de Landivisiau.

Date : 1923
Architecte : Jean-Marie Abgrall
Entrepreneur : Corcuff
Matériau : Granit
Adresse : Place de l’église
Dessiné par le chanoine Abgrall, architecte diocésain originaire de Lampaul-Guimiliau, le monument aux morts fut inauguré par le maire Emmanuel Pouliquen. Reposant sur une embase cubique avec entablement, le tronc de pyramide, monolithique, supporte une croix de guerre. La taille des pierres est l’œuvre de H. Le Berre, de Cléder. Le monument comporte la liste de 168 landivisiens morts au cours de la Première Guerre mondiale, à laquelle ont été ajoutés les noms des morts en Indochine et en Algérie, sans oublier ceux de la Seconde Guerre mondiale.
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■ Blason de la commune

Description
De gueules à l’écusson d’or chargé d’un lion morné de sable, accompagné de huit mâcles aussi d’or ordonnées en orle 3, 2 et 3.

Détail
Les armoiries se basent sur un sceau de 1482 où apparaissaient les armoiries des familles de Léon et de Rohan. Le lion représente la famille des Léon, les macles d’or la famille des Rohan.
Source : wikipedia.org