Le Mené est une commune nouvelle crée le 1er janvier 2016. Elle est située dans le département des côtes d’Armor. Elle est composée des communes de Collinée, Le Gouray, Langourla, Plessala, Saint-Gilles-du-Mené, Saint-Gouéno et de Saint-Jacut-du-Mené.

Des informations sur la commune du Mené

Département : Côtes d’Armor
Arrondissement : Saint-Brieuc
Canton : Plénée-Jugon
Intercommunalité : Loudéac Communauté – Bretagne Centre

Pays historique
: Le Pays de Saint-Brieuc
Pays traditionnel : Le Mené

Population : 6 417 hab. (2017)
Densité : 39 hab./km²
Superficie : 163,23 km²

Adresse de la mairie : La Croix Jeanne Éven 22330 Collinée
Site internet : site de la mairie

Communes limitrophes : TrédanielTrébrySaint-GlenPenguilyPlénée-JugonRouillacÉréacMérillacSaint-VranLaurenanPlémetLa PrénessayeLa MottePlouguenast-LangastPlémy

Toponymie des communes du Mené

Toponymie de Collinée

L’origine du nom vient du breton koet, bois, et linek, linière,champ semé de lin.

En breton, la commune se nomme Koedlinez.

Toponymie de Le Gouray

L’origine du nom vient de l’ancien breton gorre, hauteur. En effet, le bourg se trouve au pied d’une colline culminant à 173 mètres, appelée le Pas-ès-Biches.

En breton, la commune se nomme Gorre.

Toponymie de Langourla

L’origine du nom vient de l’ancien breton lann, ermitage, et du saint breton Gourlais, que l’on retrouve dans le Morbihan et en Loire-Atlantique, ou d’un saint gallois méconnu, saint Gourlae.

En breton, la commune se nomme Langourlae.

Toponymie de Plessala

L’origine du nom vient de l’ancien breton ploe, paroisse, et probablement du saint breton Sula.

En breton, la commune se nomme Plesala.

Toponymie de Saint-Gilles-du-Mené

L’origine du nom vient de saint Gilles, fondateur d’un monastère dans le Gard, d’où partaient les croisades en Terre-Sainte. Les premiers croisés, partis de 1095 à 1107, rapportent son culte en Bretagne. Mené vient du breton menez, montagne.

En breton, la commune se nomme Sant-Jili-ar-Menez.

Toponymie de Saint-Gouéno

L’origine du nom vient de saint Gouéno, en ancien breton Woednou, qui aurait fondé un monastère à Gouesnou (Finistère).

En breton, la commune se nomme Sant-Gouenoù.

Toponymie de Saint-Jacut-du-Mené

L’origine du nom vient de l’abbaye de Saint-Jacut-de-l’Isle, fondée par le saint du même nom, qui possédait l’église paroissiale. Mené vient du breton menez, montagne.

En breton, la commune se nomme Sant-Yagu-ar-Menez.

Histoire des communes du Mené

Histoire de Collinée

La voie romaine, à l’ouest de la commune, traduit une pénétration de cette civilisation dans la région de Collinée. On trouve mentionné le village de Saint-Thia en 1255, sous l’orthographe Saint-Quiac, comme dépendance de l’abbaye de Bosquen. Mais la référence la plus ancienne à Collinée ne remonte qu’au 11 février 1433, lorsque le duc de Bretagne crée un marché en faveur de Jean de Beaumanoir. La commune devient alors un centre d’échanges commerciaux, au milieu d’une région du Méné qualifiée de pauvre.

Aux XVIe et XVIIe siècles, l’industrie de la toile assure sa prospérité, que reflètent les constructions de l’époque. Collinée possède sa halle, où l’on vend les étoupes, et sa place de la Cohue, bordée de galeries. Une foire d’origine médiévale permet aux jeunes gens, le 2 mai de chaque année, de se gager chez de nouveaux patrons. Les tisserands fabriquent des toiles vendues au bureau de Moncontour.

Sous l’Ancien Régime, la seigneurie de Collinée dépend du domaine royal de Jugon et appartient à la famille Talhouet de Bonamour. En 1802, Collinée devient chef-lieu de canton. Auparavant trève du doyenné du Gouray, elle est érigée en paroisse en 1804. La fin du XIXe et le début du XXe siècle sont marqués par l’arrivée du chemin de fer départemental en 1906. Un nouveau commerce apparaît : celui des engrais. Collinée retrouve une vitalité économique dans les années 1950, sous l’impulsion d’André Gilles, fondateur d’une société d’abattoirs en 1952.

Histoire de Le Gouray

L’occupation du territoire du Gouray remonte à 4 000 ans av. J.-C., comme en témoignent les nombreux vestiges néolithiques. La civilisation gauloise laisse deux souterrains datant de l’âge du fer, à Boucléron, et à Saint-Roch. Enfin, un site gallo-romain, près du village du Val-Raulet, livre des vestiges d’habitations et d’artisanat.

Au Moyen Âge, une enceinte féodale, La Motte-du-Parc, est le fief d’une seigneurie qui y fait construire un manoir. La régions est victime d’épidémies ravageuses à plusieurs reprises. Aussi le culte de Saint-Roch, saint protecteur, y est très vivace. Un établissement destiné au soulagement des personnes atteintes de la lèpre est signalé dès le XIIIe siècle.

Sous l’Ancien Régime, les petites seigneuries et les manoirs sont nombreux au Gouray. L’économie est essentiellement agricole, la préparation des toiles assurant des revenus supplémentaires. On extrait des ardoises à Saint-Roch, et du minerai de fer à Carbilan, pour alimenter les hauts-fourneaux de La Hardouinaye et du Vaublanc.

À la Révolution, Le Gouray devient chef-lieu de canton, jusqu’à l’an X. Les habitants de la commune adhèrent aux idées nouvelles et maintiennent une garde nationale à l’effectif important.

Le XIXe siècle est marqué par l’émergence politique de Pierre Perret, cultivateur, conseiller général, député et représentant à l’Assemblée constituante d’avril 1848 à mai 1849. Pendant plus d’un siècle, la famille Perret fournit des élus au canton et influence son développement.

Histoire de Langourla

L’occupation humaine de Langourla remonte à l’époque néolithique, comme l’atteste la présence d’un menhir près du village de La Coudre. La voie romaine Vannes-Corseul traverse la commune à l’ouest et sert de limite avec Saint-Jacut-du-Méné et Le Gouray. De cette époque gallo-romaine, il reste les traces d’une édification au sud de La Plançonnaie. Une enceinte avec des douves, formant un camp retranché dans le bois de La Rouvraie, signale l’établissement d’une féodalité ancienne.

L’origine de la première église remonte au XIIe siècle, d’après d’anciens titres conservés autrefois aux archives de la paroisse. À cette époque, les paroisses de Langourla et Saint-Vran n’en forment qu’une. Il est fait mention de la seigneurie de Langourla en 1239, à la suite d’une donation du croisé Robert de Langourla à l’abbaye de Bosquen, avant son départ pou Jérusalem. La juridiction de cette seigneurie, avec haute, moyenne et basse justice, tient son auditoire à Saint-Joseph, ancien bourg paroissial. En ce lieu se trouve également une halle, et se déroulent des foires et des marchés.

Au XIXe siècle, la vie sociale et politique est dominée par les familles nobles de la commune, Lanascol puis La Guibourgère et Harel de La Perrière. C’est sur un terrain offert par cette dernière qu’est construite l’église. Ces familles en viennent même à s’affronter pour le poste de maire.

Histoire de Plessala

Plessala est habité dès l’époque néolithique, comme l’atteste la découverte de haches polies. La présence d’un cerf en bronze et de monnaies en or du Bas-Empire témoignent d’une occupation gallo-romaine sur le territoire.

En 1255, les chartes de l’abbaye de Bocquen citent la paroisse de Plessala et mentionnent une donation d’Olivier de Plessala, écuyer. Certains toponymes encore en usage en 1830 rappellent une autre donation, celle de Pierre Boulard, conseiller du duc Jean IV à l’abbaye de Beauport en 1364.

Durant l’Ancien Régime, Plessala dépend du canton et du doyenné de Plouguenast. On y dénombre alors plusieurs châteaux et manoirs. Au XVIIIe siècle, la paroisse compte deux hautes juridictions : les seigneuries de La Ville-Orio et de Crénol.

Les premières élections municipales ont lieu en 1790. En 1794, des chouans investissent la maison commune, volent des fusils et coupent l’arbre de la Liberté ; ils brûlent des archives notariales en 1795. Et en 1796, quatre contre-révolutionnaires de Saint-Brieuc sont fusillés dans le bourg.

Par un arrêté préfectoral du 3 juin 1809, la lande dite « forêt de Moncontour », ancienne propriété des ducs de Penthièvre, est rattachée à la commune. Une ordonnance de 1829 procède à un nouveau découpage et des trèves sont cédées aux communes voisines.

Histoire de Saint-Gilles-du-Mené

Le territoire de la commune de Saint-Gilles ne recèle aucune trace d’occupation antérieure au XIIe siècle. La période de l’Ancien Régime est marquée par l’importance de la seigneurie de Bosny, dont le château a disparu.

Au XVIIIe siècle, l’industrie de la toile constitue la principale activité économique. Les paysans-tisserands cultivent le lin et le chanvre. Des moulins à fouler malaxent les toiles obtenues, pour leur donner plus de souplesse et un aspect feutré. Elles sont ensuite commercialisées sur les places importantes, telles que Moncontour.

Les chouans s’affrontent vivement aux colonnes républicaines plongeant la commune dans l’insécurité pendant plusieurs années. Ancienne trève de Saint-Jacut-du-Mené, Saint-Gilles est annexé à Saint-Gouéno en 1807, et ne devient paroisse qu’en 1839.

Jusqu’au XIXe siècle, la commune est recouverte de landes, vendues pour financer la construction d’une nouvelle église.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le maquis du Seilla est attaqué et anéanti par les Allemands en 1944. Au sortir de cette période, on exploite une dizaine d’hectares de tourbières, près de Bellevue pour fabriquer des mottes à brûler.

Histoire de Saint-Gouéno

Une allée couverte aujourd’hui détruite, au-dessus du village des Hautières, ainsi que des haches de pierre polie découvertes sur le plateau voisin attestent une occupation humaine à l’époque néolithique. Près de la voie antique Nantes-Le-Yaudet, dans la lande de La Hautaie, on découvre en 1854 trois cents monnaies de type coriosolite et osismen.

Un éperon barré, fortification défensive pendant le haut Moyen Âge, s’élève près du village de La Ville-ès-Geais, ainsi que La Motte-Dolo, du XIe ou XIIe siècle, fief d’une petite seigneurie. La paroisse de Saint-Gouéno est signalée en 1279, dans un acte de l’abbaye de Bosquen. Elle est issue de démembrement de celle de Plessala.

La Révolution marque profondément la population de la commune, qui adhère activement aux mouvements de la chouannerie, conduits par Legris-Duval de Bosny. En 1795, un prêtre, Joseph Le Veneur de La Ville-Chapron, est fusillé par les colonnes mobiles.

Le territoire de la commune subit des modifications importantes au début du XIXe siècle, notamment en 1828 et 1856. Il se développe aux dépens de Plessala tout en perdant une section au profit de Collinée et de Saint-Gilles-du-Mené. À partir de 1840, la commune met en vente ses landes communales, situées principalement entre Kerrouet, Bellevue et La Hautaie. Le bénéfice de ces transactions sert à l’édification de la nouvelle église.

Histoire de Saint-Jacut-du-Mené

De nombreuses découvertes archéologiques, ainsi que plusieurs mégalithes, révèlent une occupation humaine remontant au Néolithique. De l’époque gallo-romaine subsistent les vestiges d’une villa au Gué-Haria. La voie romaine Corseul-Vannes, dite chemin de l’Étrat, traverse alors la commune à l’ouest.

Il reste du Moyen Âge les traces d’une enceinte quadrangulaire avec douves, au village du Vieux-Parc, ainsi qu’une enceinte avec motte près du bourg, appelée château de la Couaille. Deux seigneuries exercent leur juridiction et leurs droits féodaux : La Goulière, mais surtout Le Parc Locmaria, dont l’importance et le rayonnement demeurent visibles à travers l’architecture de son château.

Le territoire de Saint-Jacut-du-Mené est longtemps abandonné aux landes. À partir de 1840, l’abbé Boinet et le maire, Hippolyte Lemoine, entament un programme de défrichement en faveur des pauvres. Saint-Jacut s’agrandit au dépens du Gouray, en 1823 et en 849, s’appropriant les terres de Bransac, La Thiollaye et La Goulière.

L'allée couverte du Rocher dans la commune de Saint-Jacut-du-Mené au début des années 1900.
L’allée couverte du Rocher dans la commune de Saint-Jacut-du-Mené au début des années 1900.

Situation géographique

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